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Le Boudoir Littéraire et thèâtral la plume et l'encrier

Le magazine des jeunes auteurs indépendants

Le Boudoir Littéraire et thèâtral  la plume et l'encrier

Jean Lorrain

 

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Jean Lorrain - Wikiwand

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Ce scandaleux personnage, né à Fécamp, le 9 août 1855, décédé à Paris, le 30 juin 1906, et qui se voulut arbitre de tous les goûts, pourfendeur d'artistes médiocres, critique des mœurs de son temps, lanceur de modes, amis de tous les grands, qui se voulut, aussi, de toutes les premières, de tous les événements, de tous les milieux et de tous les plaisirs - licites comme illicites - ne nous aura laissé, en tout fin ce compte, que bien peu. - On le craignait plus qu'autre chose et il s'en est trouvé plus qu'un qui, à son enterrement, a suivi son cortège pour s'assurer qu'il était bien mort. - Depuis plusieurs années, certains tentent de le réhabiliter en lui attribuant certains bon mots mais son humour, souvent fait de calembours ou faisant allusion à des ragots depuis longtemps oubliés nous paraît aujourd'hui, suranné.. - Certains morts, comme il le disait lui-même, serait bien fâché d'apprendre ce qui leur est arrivé.

"Lorrain avait une tête poupine et large à la fois de coiffeur vicieux, les cheveux partagés par une raie parfumée au patchouli, des yeux globuleux, ébahis et avides, de grosses lèvres qui jutaient, giclaient et coulaient pendant son discours. Son torse était bombé comme le bréchet de certains oiseaux charognards. Lui se nourrissait avidement de toutes les calomnies et immondices [...]" - Léon Daudet.

Deux livres plus ou moins "récents" lui ont été consacrés :

Jean Lorrain ou le Satiricon 1900 de Philippe Jullian - Chez Fayard, en 1974

Jean Lorrain (Barbare et esthète) de Thibaut d'Anthonay - Chez Plon, en 1991.

Nous en reparlerons à l'instant.

D'autres, avant eux, en ont parlé abondamment :

Rachilde dans Portraits d'hommes (Paris, Mercure de France, 1930),
André Germain dans Les fous de 1900 (Parsi, La Palatine, 1954),
Octave Uzanne dans Jean Lorrain (Les Amis d'Édouard, 1913),
Edmond Jaloux dans Perspectives et personnages (Plon, 1931),
Paul Morand dans sa préface à Femmes de 1900 (Éditions de la Madeleine, 1932)

et l'on retrouve sa trace dans à peu près tous les souvenirs ou journaux littéraires ou intimes de son époque (Robert de Montesquiou, Rémy de Gourmon, Colette, Liane de Pougy, Edmond de Goncourt, etc.)

Le portrait qu'il nous en ont laissé est assez pathétique. - Certains le considèrent comme le plus vain des personnages de l'époque ; d'autres comme un être trop sensible pour mener une existence normale ; on ne s'entend pas sur la qualité de son style ; on lui reproche de n'avoir voulu qu'épater la galerie ; on n'hésite pas cependant à raconter, avec un certain plaisir, ses frasques ou à citer ses insultes souvent ordurières.


D'une famille d'armateurs, destiné à devenir lui-même armateur, Paul Alexandre Martin Duval, dit Jean Lorrain naquit, comme le souligne Thibaut d'Anthonay, non pas en 1855, mais en 1882 lorsqu'il décida de devenir écrivain. Installé définitivement à Paris, en 1884, il soumet ses premiers écrits à des revues disparates : la Vie moderne, la Revue indépendante, Lutèce, la Revue normande, l'Art et la Mode, le Chat noir, etc. - Il publie aussi des poèmes : le Sang des dieuxla Forêt bleue ; à compte d'auteur. - Et il fréquente la bohème qui gravite autour de Rodolphe Salis. - La même année, il publie dans le Courrier français une série de portraits élogieux et irrévérencieux dont un sur Rachilde, qui venait de publier quatre ans auparavant Monsieur Vénus, avec qui il se lie d'amitié ; de complicité serait plus juste. - À partir de ce moment-là, il se crée un personnage qui circule de cabarets en bals costumés, de Montmartre au quartier Latin, vêtu de costumes outranciers ; allant même se présenter à l'un des bals des Quat'z-Arts en maillot rose avec le caleçon en peau de panthère de son ami, le Lutteur Marseillais.

Il est tout de suite remarqué d'autant plus qu'il affiche de façon ostentatoire son homosexualité. - On commence déjà à le fuir mais on n'ose pas s'attirer ses foudres car le chroniqueur qu'il est devenu a la plume piquante, acide, vitriolique. - Il s'attaque tout d'abord aux nouvelles venues qui tentent de se frayer un chemin dans la société qu'il fréquente mais il passe très vite aux personnages mêmes de cette société, adoptant des têtes de Turc qu'il ne lâche pas, soulignant les travers de l'un, les manies de l'autre, dévoilant des secrets de fortune, d'alcôve, allant jusqu'à dire, à mots à demi-couverts qui couchent avec qui. - C'est le premier échotier des Temps Moderne. - Mais ce qui le rend encore plus redoutable, c'est qu'il ne se gêne pas pour s'attaquer à ceux qui, la veille le recevaient, le croyaient ami pour la vie. - Et, tombant dans les préoccupations de son époque, il devient vite vulgaire car "nous oublions, écrit Philippe Julian, charmés par un vase de Gallé, une phrase de Proust, une mélodie de Fauré, la vulgarité profonde de cette Belle Époque si regrettée." Et cette époque fut, malheureusement, vulgaire.

L'allusion grivoise, les gauloiseries, les bons vieux ragots de fesse font partie de ce personnage qu'il est devenu mais il se targue aussi d'être un esthète, se lançant dans la critique de spectacles, de peintures, de sculptures où il devient vite encore plus redoutable. - On ne le lit pas parce qu'il a un goût sûr (il tombe très vite dans les poncifs de son temps) mais parce que ses descriptions et ses critiques sont choquantes, voire même outrageuses.

Sa critique de Les plaisirs et les jours d'un jeune écrivain mondain (Marcel Proust à ses tous débuts) lui vaut un duel. - Et des duels, il en aura, des gifles aussi et même des attaques physiques. - L'une d'entre elle l'empêchera d'être à l'enterrement de Verlaine.

Et le voilà romancier, auteur de pièces de théâtre dans lesquelles il tente en vain d'intéresser une de ses rares amies, la grande Sarah. - Avec elle, aussi, il finit par se brouiller.

Il écrit aussi quelques chansons, dont " Fleur de berge", pour son autre "amie"Yvette Guilbert qui, elle aussi, le tient à distance et avec qui il finit par se brouiller.

Montesquiou qui sera une de ses têtes de Turc favorites - parce qu'il pratique quelque peu son métier de critique, parce qu'il écrit aussi de la poésie -  aura la meilleure attitude qu'on puisse prendre vis-à-vis un personnage semblable : il l'ignorera. Parce que trop bas.

Et il sera de tous les vices et de tous les plaisirs défendus. Il deviendra éthéromane, par exemple, car l'éther deviendra à la mode. - Et ses nombreuses aventures qu'on n'ose pas qualifier d'amoureuses le rendent encore plus amères. - Sa santé en souffre. - Opéré puis ré-opéré, il se perfore les intestins en tentant de s'administrer un lavement. - Pozzi refuse de l'opérer à nouveau et il meurt entouré de la seule personne qui lui est restée fidèle toute sa vie : sa mère.

Des deux biographies précitées, nous citerons un extrait de la préface de Philippe Jullian :

"Alors que j'écrivais les vies de ces derniers romantiques qui apportaient un message de beauté et d'extravagance au XIXe siècle matérialiste : Montesquiou, Wilde, Sarah, D'Annunzio, je rencontrais souvent, comme au coin d'un bois, Jean Lorrain, perfide ou extasié, prêt à partager toutes les folies, à clouer l'ennemi du jour par un article perfide, quitte à sabrer, au nom de la mode, de la morale ou de la France, ce qu'il adorait la veille. Ami compromettant, ennemi impitoyable, éclaboussant les uns et les autres de tous les plaisirs qu'ils n'avaient pas eu le courage d'étaler et dans lesquels il se précipitait à corps perdu. Aucun écrivain n'a eu une aussi mauvaise réputation ; il lui manque l'auréole de Wilde, le vernis de Montesquiou, le panache de D'Annunzio, mais Lorrain exerçait, il est vrai, les sortilèges de Sarah.

Démodé avant de mourir - il est mort à cinquante ans -, puis maudit, son nom exhale une odeur de marais dans le panthéon fin de siècle ; on préfère le sable chaud de Loti, le vieux papier de France, les fleurs séchées de Régnier. Les anthologies le méprisent [...] et enfin sa ville natale en a honte [...]

Cet homme s'est cru poète [...] ce qu'il voyait était tellement plus intéressant que ce qu'il ressentait. Il n'y a pas eu de Duse ou de lord Alfred dans sa vie ; ses romans se traduisaient en coups de couteau et en œil poché. Pour oublier la monotonie de ses drames et une santé ruiné par bien des imprudences (on hésite à écrire sentimentales), Lorrain se drogua à l'éther, encore un mauvais goût. Entre Baudelaire et Cocteau, il fut l'écrivain drogué ; avant Genet, il fut l'écrivain pédéraste, se considérant l'ambassadeur de Sodome auprès du Tout-Paris [...] Avec cela, un côté comme il faut, des principes d'une dame de Province, un antisémitisme tempéré par la frivolité..."

   Et Philippe Jullian de terminer en citant Paul Morand :

"Et nous devons aimer cet homme pour sa méchanceté tendre et l'absurde naïveté de sa vie."

 

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Fils d'Amable Duval, armateur, et de sa femme née Pauline Mulat, Paul Duval fait ses études au Lycée du Prince impérial à Vanves (1864-1869) puis comme interne chez les dominicains d'Arcueil au collège Albert-le-Grand (1869). C'est alors qu'il compose ses premiers vers.

En 1873, il rencontre Judith Gautier lors de vacances à Fécamp : elle s'intéresse assez peu à lui, mais le subjugue littéralement. En 1875, il est volontaire au 12e hussards, à Saint-Germain-en-Laye et à Rocquencourt. Il commence des études de droit à Paris en 1876, mais les abandonne en 1878 et commence à fréquenter les salles de rédaction et les cafés, ainsi que la bohème qui gravite autour de Rodolphe Salis et du cabaret du Chat noir, où il rencontre les Hydropathes et les ZutistesJean MoréasMaurice RollinatJean RichepinÉmile Goudeau, et d'autres auteurs et artistes de ce milieu. En 1880, il éprouve ses premières crises de spasmophilie cardiaque et s'installe définitivement à Paris, logeant dans des meublés à Montmartre.

En 1882, il publie à compte d'auteur, chez l'éditeur Alphonse Lemerre, son premier recueil de poèmes, Le Sang des dieux, et collabore à des revues comme Le Chat noir ou Le Décadent. En 1883, il publie un nouveau recueil de poésies, La Forêt bleue, et fréquente le salon de Charles Buet, où il rencontre Jules Barbey d'AurevillyJoris-Karl HuysmansFrançois CoppéeLéon BloyLaurent Tailhade

En 1884, il commence à collaborer au Courrier français dans lequel il publie une série de portraits, dont l'un de Rachilde, qui marque le début de l'amitié entre les deux auteurs. L'année suivante, il publie un nouveau recueil de poèmes, Modernités, et son premier roman, Les Lépillier, qui scandalise sa ville natale de Fécamp. Il rencontre Edmond de Goncourt, avec qui il restera lié jusqu'à la mort de ce dernier en 1896, et qui fut son principal protecteur.

Lorrain se crée un personnage, avec une volonté affichée de provoquer le scandale. Corseté, fardé, drogué, déguisé, travesti, il fait de sa vie comme de son apparence une œuvre d'art et une provocation, celle d'un « dandy de la fange », qui fréquente à la fois les salons du Tout-Paris et les marlous des mauvais quartiers. Il affiche avec tapage, sous le surnom d'« Enfilanthrope », son homosexualité et son goût pour les lutteurs de foire, n'hésitant pas à paraître au bal des Quat'z'Arts en maillot rose avec le caleçon en peau de panthère de son ami, le lutteur Marseille. Il se veut esthète et dandy en même temps qu'explorateur tapageux du vice et de la vulgarité, curieux assemblage qui verse souvent dans le pire mauvais goût, et qui lui vaut le mépris hautain de Robert de Montesquiou, dont Lorrain, pour sa part, fait volontiers sa tête de Turc pour sa prétention à l'élégance et à la chasteté « Lorrain », écrit Léon Daudet dans ses Souvenirs, « avait une tête poupine et large à la fois de coiffeur vicieux, les cheveux partagés par une raie parfumée au patchouli, des yeux globuleux, ébahis et avides, de grosses lèvres qui jutaient, giclaient et coulaient pendant son discours. Son torse était bombé comme le bréchet de certains oiseaux charognards. Lui se nourrissait avidement de toutes les calomnies et immondices ».[source insuffisante] Il fréquente à la fois le Paris raffiné et le Paris canaille, la nuit parisienne étant pour lui « le laboratoire des expériences défiant l'ordre moral de la bourgeoisie dominante »1.

Son père meurt en 1886. Il rencontre Sarah Bernhardt, pour qui il écrira sans succès quelques pièces de théâtre, et publie son deuxième roman, Très Russe. Cette publication a failli provoquer un duel avec Guy de Maupassant, son camarade d'enfance, détesté, qui a cru se reconnaître dans le personnage de Beaufrilan. Il publie des articles dans La Vie moderne et amorce une collaboration avec L'Évènement (1887) et L'Écho de Paris en 1888.

En 1891, son recueil de nouvelles Sonyeuse lui vaut son premier succès de librairie. En 1892, il fait un voyage en Espagne et en Algérie. Sa mère le rejoint à Auteuil et restera près de lui jusqu'à sa mort. L'année suivante, il rencontre Yvette Guilbert, pour qui il compose quelques chansons, mais qui le tiendra à distance. Le docteur Pozzi l'opère de neuf ulcérations à l'intestin, consécutives à l'absorption d'éther.

Portrait par Maurice Delcourt.

Il rencontre en 1894 Liane de Pougy, qu'il aidera à se hisser au premier rang de la galanterie. À partir d', il collabore au Journal, où il publie ses « Pall-Mall Semaine », devenant l'un des chroniqueurs les mieux payés de Paris. Ses chroniques au vitriol sont goûtées autant que redoutées. Il y attaque ainsi Montesquiou et ses écrits, mais aussi Proust, protégé de Monstesquiou, et Gabriel Yturri, son amant, notamment dans la journal du , où il fait le jeu de mot "Mort, Yturri te salue, tante."2 Jeu de mot souvent daté, à tort, à la mort d'Yturri en 1905 : Lorrain rendu amicalement visite à Yturri cette année et Montesquiou se raccommode avec lui dans une lettre du Chancellier de Fleurs.3

En 1896, il figure sur la liste des membres de la première Académie Goncourt.

En 1897, la critique salue son roman Monsieur de Bougrelon comme un chef-d'œuvre. Le , il se bat en duel avec Marcel Proust, à Meudon, après une critique violente des Plaisirs et les Jours. Il effectue en 1898 son premier voyage à Venise où il retournera en 1901 et 1904. En 1900, Jean Lorrain s'installe sur la côte d'Azur et, en 1901, publie son œuvre maîtresse, Monsieur de Phocas.

Le journalisme fut pour lui un moyen de vivre. À la fois critique d'art et reporter de la vie parisienne, il excelle à dépeindre la débauche du monde, avec un esprit caustique, ironique et vénéneux, marqué par sa misanthropie et son penchant pour l'anarchie. Craint par tous, il se veut souverainement libre, vouant un culte particulier à Gustave MoreauOdilon RedonDonatien Alphonse François de SadeEdgar PoeCharles Baudelaire, mais étant haï par ceux qu'il prend pour cibles : Émile Zola, Maupassant, Octave Mirbeau , Robert de Montesquiou, le jeune Proust. Ses articles, ses contes, ses chroniques déploient un véritable « bottin des vices parisiens [...] Voici un débauché consterné par la débauche du monde. »4 La plupart de ses textes, à la forme narrative fragmentée et à la langue personnelle et subtile, riche en métaphores parfois fulgurantes, mêlent éléments autobiographiques, chronique mondaine et éléments du conte ou de la fable.

En 1903, il est mis en cause dans l'affaire Adelswärd-Fersen5 puis dans l'affaire Greuling6 pour ses fréquentations des inculpés. Dans les deux cas, ses écrits sont incriminés, en marge des procès, pour dégradation de la moralité et incitation au crime. En 1904, pour payer la très lourde amende à laquelle il a été condamné à la suite du procès perdu contre la peintre Jeanne Jacquemin, il publie La Maison Philibert qui met en scène deux tenanciers de bordel.

Sa santé se dégrade sous l'effet de l'abus des drogues – l'éther en particulier – et de la syphilis. Les Contes d'un buveur d'éther sont un témoignage saisissant de ses abus, de sa recherche de l'excitation physique et des paradis artificiels. Une des pires apparitions dans ce recueil de délires cérébraux est incarnée par le monstre de l'éther, dans le texte intitulé Une Nuit trouble : « Dans un brusque déploiement d’ailes un être accroupi dans l’ombre se redressait tout à coup et reculait en ouvrant démesurément un hideux bec à goitre, un bec membraneux de chimérique cormoran ; à mon tour je reculais ? Quelle était cette bête ? À quelle race appartenait-elle ? Hideuse et fantomatique, avec son ventre énorme et comme bouffi de graisse, elle sautelait maintenant dans le foyer, piétinant çà et là sur de longues cuisses grêles et grenues aux pattes palmées, comme celles d’un canard, et, avec des cris d’enfants peureux, elle se rencognait dans les angles, où ses grandes ailes de chauve-souris s’entrechoquaient avec un bruit de choses flasques. Effrayée et menaçante, elle dardait affreusement un œil rond de vautour, et, dans un recul de tout son corps, tendait vers moi le tranchant de son bec effilé comme un poignard »7. Ce genre d'apparitions troublantes montrent à quel point le masque est la clé de la personnalité de Jean Lorrain, comme de son œuvre ; c'est ainsi qu'il écrit dans un vers, qu'il attribue à un « poète moderne », et qu'il reprend dans son roman Monsieur de Phocas : « Et l'enchanteur est mort de son enchantement »8.

Il voyage et effectue plusieurs cures à Peïra-CavaLe Boréon, et Châtel-Guyon, ce qui sera l'occasion pour lui de peindre avec vigueur les ridicules du tourisme thermal, alors en pleine expansion. Il passe les dernières années de sa vie avec sa mère, sur la Côte d'Azur, dans un climat plus favorable à son état physique. Il y écrit une multitude de romans et nouvelles, qui croquent désormais la faune aristocratique de la Riviera. Il meurt le  d'une péritonite, provoquée par une tentative d'administration d'un lavement, à l'âge de cinquante ans dans la clinique du docteur Samuel Pozzi[réf. nécessaire]. Il est inhumé le  à Fécamp.

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Residences

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Poésie

  • Le Sang des dieux
  • (1882)
  •  
  • La Forêt bleue 
  • (1882)
  •  
  • Modernités 
  • (1885)
  •  
  • Les Griseries
  •  (1887)
  • L'Ombre ardente 
  • (1897) 
  • disponible [archive] sur Gallica
  •  
  • Poésie complète
  •  préface de Philippe Martin-Horie,
  • Éditions du Sandre,
  • 2015

  • Romans

  • Telechargement 2020 06 05t155327 532
  • Les Lépillier 
  • (1885 et 1908)
  •  disponible [archive] sur Gallica
  • ------------
  • Telechargement 2020 06 05t155522 810
  •  
  • Très russe
  • (1886)
  • ---------------
  • Telechargement 2020 06 05t155720 306
  • Monsieur de Bougrelon
  •  (1897)
  • ------------
  • Telechargement 2020 06 05t155904 723
  • La Dame turque
  •  (1898)
  • -------------
  • Telechargement 2020 06 05t160050 962
  • Monsieur de Phocas 
  • (1901)
  •  disponible [archive] sur Gallica
  • --------------
  • Telechargement 2020 06 05t160326 892
  • Le Vice errant
  •  (1901)
  •  disponible [archive] sur Gallica
  • -----------------
  • Telechargement 2020 06 05t160450 152
  • Les Noronsoff 
  • (1902)
  • ---------
  • Telechargement 2020 06 05t162358 474
  • La Maison Philibert
  •  (1904),
  • roman adapté par José de Bérys,
  • Noré Brunel et Georges Normandy
  •  et représentée sur la scène
  • du Moulin de la Chanson
  • à Paris en 
  • .
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  • Telechargement 2020 06 05t162612 732
  • Madame Monpalou
  •  (1906)
  • -----------
  • Telechargement 2020 06 05t162815 578
  • Ellen 
  • (1906)

  •  

  • Nouvelles et contes

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  •  
  • Telechargement 2020 06 05t163249 610
  • Sonyeuse
  •  (1891)
  •  Texte en ligne [archive] ;
  • réédition précédée d'une présentation
  • de Jean de Palacio,
  • Séguier, coll. « Bibliothèque Décadente 
  • », 1993 
  • ----------------
  • Telechargement 2020 06 05t163459 515
  • Buveurs d'âmes 
  • (1893)
  • -----------------------
  • Images 2020 06 05t161800 714
  • Contes
  • d’un buveur d’éther
  •  (1895)
  • ------------------
  • Telechargement 2020 06 05t163917 203
  • Un démoniaque 
  • (1895)
  •  Texte en ligne [archive]
  • ----------------------
  • Telechargement 2020 06 05t164102 703
  • La Princesse sous verre 
  • (1896),
  • illust
  •  par André Cahard
  • --------------------
  • Telechargement 2020 06 05t164940 921
  • Âmes d'automne
  •  (1897),
  • illust. par Oswald Heidbrinck
  • --------------
  • Telechargement 35
  • Loreley
  •  (1897)
  • ----------------
  • Telechargement 2020 06 05t165439 890
  • Contes
  • pour lire à la chandelle
  •  (1897)
  • -----------------
  • Telechargement 2020 06 05t165628 439
  • Ma petite ville.
  • Le miracle de Bretagne.
  • Un veuvage d'amour
  •  (1898)
  • ------------------
  • La Mandragore 
  • (Édouard Pelletan,
  • 1899), illust.
  • par Marcel Pille Texte en ligne [archive]
  • -------------------------
  • Telechargement 2020 06 05t170005 728
  • Princesses d'Italie
  •  (1898),
  • illust.
  • par Manuel Orazi
  • -----------
  • Princesses d'ivoire et d'ivresse
  •  (1902) ;
  • réédition précédée
  • d'une présentation de Jean de Palacio,
  • Séguier, coll. « Bibliothèque décadente »,
  • 1993
  • ---------------------------
  •  
  • Images 2020 06 05t160942 339
  • Histoires de masques
  •  (1900)
  •  Texte en ligne [archive]
  • --------------
  • Sensualité amoureuse 
  • (1901)
  • ---------------
  • Telechargement 2020 06 05t170558 202
  • Vingt femmes
  •  (1903)
  • -----------------
  • Telechargement 2020 06 05t170843 114
  • Quelques hommes
  •  (1903)
  • ---------------
  • Telechargement 2020 06 05t171041 486
  • Fards et Poisons 
  • (1904)
  •  Texte en ligne [archive]
  • --------------
  • Telechargement 2020 06 05t171232 147
  • Propos d'âmes simples 
  • (1904)
  • ---------------
  • Telechargement 2020 06 05t171414 925
  • L'École des vieilles femmes 
  • (1905)
  • ---------------
  • Telechargement 2020 06 05t171629 125
  • Le Crime des riches
  •  (1906)
  •  Texte en ligne [archive]
  • -------------
  • Telechargement 2020 06 05t171846 050
  • Narkiss 
  • (publié dans Le Journal,
  • 1898),
  • -----------
  • repris dans Princesses d’ivoire
  • et d’ivresse 
  • (1902)

  •  

  • Théâtre

  • -------------------
  • Telechargement 2020 06 05t172242 464
  • Viviane, conte en 1 acte
  • (1885) 
  • Texte en ligne [archive]
  • -----------------
  •  
  • Très russe,
  • pièce en 3 actes,
  • avec Oscar Méténier,
  • Paris
  •  théâtre d'Application(La Bodinière), 
  • ----------------
  • Yanthis,
  • comédie en 4 actes,
  • en vers
  • (1894)
  •  Texte en ligne [archive]
  • ----------------
  • Prométhée,
  • avec André-Ferdinand Hérold
  •  (1900) :
  • création le dimanche ,
  • au théâtre des Arènes,
  • à Béziers de la tragédie lyrique
  • en 3 actes (musique
  • de Gabriel Fauré).
  • ----------------
  • Neigilde 
  • (1902)
  • ------------------
  • Clair de lune,
  • drame en un acte
  • et deux tableaux
  • avec Fabrice Delphi
  •  Paris, 
  • Concert de l'Époque,
  •  
  • ------------------
  • Deux heures du matin,
  • quartier Marbeuf,
  • avec Gustave Coquiot
  •  (1904)
  • -------------
  • Sainte-Roulette,
  • avec Gustave Coquiot, 
  • théâtre des Bouffes du Nord 
  • (1904)
  • ------------
  • Hôtel de l'Ouest,
  • chambre 22,
  • avec Gustave Coquiot
  • (1905)
  • ----------------
  • Théâtre :
  • Brocéliandre,
  • ------------
  • Yanthis,
  • La Mandragore,
  • Ennoïa
  •  (1906)

  •  

  • Chroniques, récits de voyage, essais

    Couverture de Pelléastres,

  • par Armand Rapeño 

  • (Méricant

  • 1910).

  • ---------------------

  • Dans l'oratoire
  •  (1888)
  • -------
  • La Petite Classe 
  • (1895)
  • -----------
  • Sensations et Souvenirs 
  • (1895) 
  • Texte en ligne [archive]
  • ---------
  • Une femme par jour.
  • Femmes d'été
  •  (1896) 
  • Texte en ligne [archive]
  • -----------
  • Poussières de Paris
  •  (1896-1902) 
  • Texte en ligne [archive]
  • ------------
  • Madame Baringhel 
  • (1899)
  • ---------------
  • Heures d'Afrique
  •  (1899)
  •  Texte en ligne [archive]
  • -------------
  • Heures de Corse 
  • (1905) 
  • Texte en ligne [archive]
  • --------------
  • Pelléastres.
  • Le poison de la littérature,
  • couverture d'Armand Rapeño,
  • préface de Georges Normandy 
  • (A. Méricant,
  • 1910)
  • -----
  • Du temps que les bêtes
  • parlaient, contes et portraits
  • préfacé par Paul Adam,
  • Courrier français
  • (1911)
  • ----------------
  • La Nostalgie de la beauté
  •  pensées choisies et précédées
  • d'une préface de Jean Boucastel,
  • Sansot,
  • (1912)
  • ---------------
  • Voyages,
  • Édouard-Joseph
  • (1921)
  • ------
  • La Ville empoisonnée 
  • (1930)
  • --------------------
  • Femmes de 1900 
  • (1932)

  •  

  • Iconographie

  • Le Tréteau (1906) ; réédition Le Livre Moderne Illustré no 354 (1941)
  • L'Aryenne (1907) Texte en ligne [archive]
  • Maison pour dames (1908) Texte en ligne [archive]
  • Hélie, garçon d'hôtel (1908) disponible [archive] sur Gallica

 

 

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