Jack London

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avant 1897) : Une jeunesse aventureuse

 

 

1821

13 janvier : Naissance de William Henry Chaney, le futur père de Jack London. Il exercera divers métiers avant de consacrer sa vie à l’astrologie. Il rencontrera Flora Wellman à Seattle avant de se fixer avec elle à San Francisco. Il mourra le 8 janvier 1903.

 

1828

11 janvier : Naissance de John London. Il exercera divers métiers, sera blessé pendant la guerre de sécession. Veuf, il se rendra à San Francisco pour que sa fille malade y recouvre la santé. Rencontrant Flora Wellman abandonnée par Chaney, il l’épousera et reconnaîtra son enfant.

 

 

 

1828

17 août : Naissance de Flora Wellman, à Massilon, Ohio. Fille de bonne famille, elle recevra une éducation « bourgeoise ». mais une grave maladie affectera gravement sa santé. Elle était presque naine et chauve, et d’un caractère très instable. Quittant sa famille très tôt, elle va se consacrer au spiritisme et gagner sa vie comme médium.

 

 

 

1876

12 janvier : Naissance à San Francisco, au 615 Third Street, du fils illégitime de Flora Wellman. Il reçoit les prénoms de John Griffith (ce dernier prénom étant celui du neveu préféré de Flora, Griffith Everhard). Le père supposé, le professeur William Henry Chaney, astrologue réputé a abandonné la mère quelques mois avant la naissance. Un article du San Francisco Chronicle nous apprend que Flora refusant d’avorter s’est vue chassée du domicile avant que Chaney ne parte lui-même. Une double tentative de suicide de Flora suivit ; sans conséquences.

Jack est élevé par une nourrice noire, Mme Alonzo Prentiss, dite Tante Jennie ou Mamie Jennie. Elle mourra en 1923 ou 1924. On pense que c’est chez elle que Flora rencontra John London.
7 septembre : Flora Wellman épouse John London qu’elle a rencontré lors d’une séance de spiritisme ou en lui faisant des chemises (?) Ce dernier, veuf, avait plusieurs enfants d’un premier mariage, dont Eliza (Shepard) (vers 1867 - 1939) & Ida (Miller-Byrne) (vers1870 – 1914).
John London donne son nom à l’enfant de Flora et le considérera comme son propre fils. Celui-ci sera connu comme « Jack », diminutif de John, et permettant de le différencier de son père. La famille London vit dans le quartier de San Francisco, « au sud de la fente », c’est-à-dire au sud de Market Street.

1876-1889

Les temps sont durs. La famille déménage fréquemment et John London change souvent de métier. Maçon et menuisier à San Francisco, épicier à Oakland, agriculteur à Alameda, Davenport, San Mateo, Livermore, éleveur de poulets. Quand il réussit, c’est pour se faire voler par un associé escroc.
Jack et Eliza manquent de mourir de diphtérie (1878).
1881. Jack est élève à la West End School, à Alameda. Il y fait malgré lui sa première expérience avec l’alcool, de la bière. Il racontera cet épisode dans John Barleycorn.

 
La photo la plus ancienne de Jack London

 

 

1884-1885

C’est l’époque où Jack découvre l’univers des livres, grâce aux Contes de l’Alhambra de Washington Irving & Signa d’Ouida. 1886. la famille est enfin de retour à Oakland où Flora ouvre une pension de famille. Jack va être guidé dans ses lectures par la bibliothécaire de la ville, Ina Coolbrith (voir ci-contre) qui recevra ultérieurement le titre de Première Poétesse de Californie). La passion des livres s’accompagne de celle de la mer, quand John London emmène son fils naviguer le dimanche. Jack se livre alors à toutes sortes de petits travaux : vente de journaux, balayage de cabarets et de jardins publics, pour économiser les six dollars nécessaires à l’achat d’un petit esquif avec lequel il naviguera sur la baie de San Francisco.
1887. Scolarité à l’Oakland Cole Grammar School. Il va s’y lier d’amitié Frank Atherton.

 

 

1890

John London, maintenant cheminot, est gravement blessé par un train. Devenu à quinze ans soutien de famille, Jack s’embauche dans une fabrique de conserves de saumon, la conserverie Hickmott, où il s’abrutit douze heures par jour pour un salaire de 10 cents de l’heure. Cette expérience, et le désir de liberté qu’elle provoque, sera rapportée dans le Renégat (Nouvelle recueillie dans Quand Dieu ricane).

1891

Pour trois cents dollars, dont vingt-cinq versés comptant grâce à un prêt de sa nourrice noire, Mamie Jenny, Jack achète à French Franck son sloop : le Razzle Dazzle. La légende dit qu’il aurait « hérité » de la Reine des pilleurs d’huîtres, Mamie, qui vivait à bord… Le pillage des parcs à huîtres installés autour de la baie lui rapporte de 25 à 100 dollars par nuit. Avec les autres pillards d’huîtres, il fréquente le cabaret de Johnny Heinold, le First and Last Chance Saloon, où il s’adonne à un alcoolisme précoce. Expérience évoquée dans John Barleycorn, ou le Cabaret de la dernière chance (1913).

 

1892

A la suite d’une beuverie spectaculaire, le Razzle Dazzle prend feu et coule. Privé de son outil de travail  Jack sert pendant près d’un an dans la patrouille de pêche de Benicia. Son rôle est, entre autres, de pourchasser les pilleurs d’huîtres. Expérience évoquée de façon romancée dans les Patrouille de pêche ou les Pirates de San Francisco (1905).

 

 

1893

20 janvier. Jack London prend un engagement à bord du Sophia Sutherland pour une saison de chasse aux phoques qui va le conduire dans la mer de Behring et sur les côtes du Japon. L’atmosphère de cette campagne et les histoires qu’il entend, sur le compte du capitaine Alexander McLean nourriront son roman Le loup des mers (1904).
26 août. Retour à San Francisco et Oakland. Après la faillite de la pension de famille, causée par la gestion farfelue de Flora, John London est devenu agent de police. Sans autre emploi, Jack travaille dix heures par jour dans une fabrique de jute ; il gagne dix cents l’heure.
12 novembre. Le quotidien San Francisco Morning Call publie la prose du gagnant de son concours de rédaction : Un typhon au large des côtes du Japon. Ce récit d’un incident observé à bord du Sophia Sutherland est la première oeuvre publiée de Jack London. Encouragé, il écrit quelques textes de fiction, tous refusés.

 

1894

Chauffeur aux chaudières de la centrale électrique d’Oakland (pendant 13 heures par jour), Jack accomplit à lui seul, sans le savoir, le travail de deux ouvriers qu’on a licenciés. L’un deux se suicide. Bouleversé par la nouvelle, London démissionne. Il ne trouvera pas d’autre travail, en raison de la crise économique. Un Américain sur quatre a perdu son emploi.
6 avril. Il rejoint le détachement de San Francisco d’une armée de cent mille chômeurs (lancée par Jacob Coxley et commandée par le « général » Kelly) qui marchent sur Washington pour contraindre le Président à financer un vaste programme de travaux publics. La marche se fait à pied, puis en radeaux improvisés pour la descente du Missouri. Le trajet s’effectue aussi souvent en chemin de fer, sur des trains « empruntés » par les marcheurs... ou loués à leur intention par des villes pressées de les éloigner. Au cours de cette aventure, le jeune individualiste débrouillard se convertit au socialisme.

24 mai. Il abandonne la marche parce qu’il a trop faim, ou par désir de liberté. Il devient un hobo et s’adonne à des vagabondages solitaires d’un bout à l’autre des Etats-Unis et du Canada. Il racontera cette expérience dans La route. Plus tard, Jack Kerouak fera de même dans son livre Sur la route
Fin juin. Arrêté à Niagara Falls, il est incarcéré pendant trente jours pour vagabondage au pénitencier du comté d’Erié à Buffalo, en juillet. Jack sera toujours discret sur son expériences de la prison. Mais un grand livre Le vagabond des étoiles a pour héros un homme qui se trouve dans le « couloir de la mort ». 
A l’automne, c’est le retour à Oakland sur l’Umatilla. Pour mieux comprendre l’œuvre de Karl Marx et de Herbert Spencer, ses deux idoles, il décide de préparer l’entrée à l’Université de Berkeley. Pour cela, il s’inscrit à l’Ecole Secondaire d’Oakland en compagnie d’élèves de cinq ans plus jeunes que lui. Connu comme le « gars socialiste », il paie ses frais de scolarité en assurant le nettoyage de l’école et en remplaçant le concierge. Il va donner des contes et chroniques au journal intérieur de l’école The Aegis.

1895

Mars. The Aegis publie son premier écrit socialiste : Optimisme, Pessimisme et Patriotisme. Jack London fréquente le Henry Clay Debating Society, lieu de rencontre des intellectuels et bourgeois progressistes. Il y fait connaissance de Edward Appelgarth et de sa jeune soeur Mabel dont il tombe amoureux. Elle servira de modèle à Ruth Morse, la bourgeoise séduite par un marin dans le roman autobiographique Martin Eden (1909).


Il écrit Frisco Kid’s Story (L’histoire de Frisco Kid) qui paraît dans le High School Aegis avec cinq autres histoires.

1896

Jack passe quelques mois préparatoires à l’université à l’Académie universitaire de Alameda. Il la quitte parce qu’il a fait en 4 mois le programme de 2 années.
En avril, ou en juin, il rejoint le Parti socialiste d’Oakland (Socialist Labor Party).

Septembre. Après deux années d’études acharnées, il est admis à l’Université de Berkeley. L’argent de l’inscription lui est prêté par le tenancier du First and Last Chance Saloon. L’étudiant London adresse des lettres et articles d’inspiration socialiste aux journaux d’Oakland. Il fait aussi des discours socialistes enflammés au coin des rues et sur la place de la mairie.

1897-1906) : Du Grand Nord à la célébrité

1897

4 février. A cause du prix des études et parce qu’il trouve les étudiants sans intérêt, il renonce à poursuivre ses études universitaires pour se consacrer à la littérature.
12 février. Le jeune militant est arrêté, puis relâché, après avoir prononcé un « discours incendiaire » sur la voie publique. Il doit constater l’échec complet de ses oeuvres auprès des journaux et magazines. Il engage sa bicyclette, et même ses vêtements pour payer l’affranchissement des envois aux éditeurs. L’idylle amoureuse avec Mabel Applegarth se poursuit dans la nervosité. Elle presse Jack de choisir un métier plus convenable. Temps difficiles évoqués dans Martin Eden. Renonçant provisoirement à écrire, London travaille dans la blanchisserie d’un collège. (l’Académie Belmont).
14 juillet. Le vapeur Excelsior apporte à San Francisco la nouvelle qu’on a découvert des monceaux d’or au Klondike. Près de cent mille hommes vont se diriger vers Dawson City, la capitale de l’or.
25 juillet. Jack London s’embarque à destination du Klondike, sur l’Umatilla, avec son beau-frère James Shepard. Celui-ci, sexagénaire, a hypothéqué sa maison pour payer les frais de l’expédition.
14 août . A Dyea, en Alaska, London se prépare à franchir le col du Chilcoot (voir ci-dessous), avec une tonne d’équipement sur le dos, qu’il transporte par paquets dans des marches épuisantes. Il a dans ses bagages le Capital de Karl Marx. Shepard, exténué et malade, rentre à Oakland.

 

8 septembre. Arrivé au lac Bennett en territoire canadien, London, avec des camarades de rencontre, construit deux bateaux (Yukon Belle & Belle of Yukon) avec lesquels il descendra le fleuve Yukon, jusqu’à Dawson City, franchissant les rapides et essayant de gagner de vitesse l’hiver qui arrive.
8 octobre. La Belle du Yukon arrive à Stewart River, avec London à son bord. Il délimite un « claim », une concession à Henderson Creek. Il ne semble pas lui avoir rapporté beaucoup d’or. Jack va habiter Split-up Island. 
18 octobre-3 décembre. Premier séjour à Dawson. Nombreuses conversations avec les « vieux de la vieille » dans les bars. Dans la cabane de Louis Bond, London rencontre le chien Jack, futur modèle de Buck, le héros de l’Appel de la forêt. Il passe l’hiver au camp de mineurs de Stewart River.

 

Récit

7       Two Gold Bricks (Deux types en or) paraît dans le magazine The Owl, mais London ne l’a pas su.

1898

Jack grave au couteau sur les parois de sa cabane : Jack London, mineur et écrivain. Le 27 janvier 1898.

 

En mai, atteint du scorbut, London se fait soigner à Dawson.
8 juin. Départ de Dawson en descendant le Yukon jusqu’à la mer de Behring, dans le but de rentrer à San Francisco pour échapper à la maladie.
29 juin. Arrivée à Saint-Michael (Alaska). Il s’embarque comme chauffeur sur un vapeur le Bartlett en direction de Seattle, puis de San Francisco.
Début août. Retour à Oakland. Son père adoptif étant mort en son absence, Jack a la charge de la famille. La poudre d’or ramenée du Klondike lui est payée 4 dollars 50. Nouveaux temps difficiles. Ses premiers articles sur le Klondike sont refusés. Après avoir battu des tapis et tondu des pelouses, il se présente avec succès au concours de facteur des postes, mais il n’est pas nommé.

 

1899

Janvier. Une revue locale, The Overland Monthly, insère pour la première fois une de ses histoires du Klondike : To the Man on the Trail (A l’homme sur la piste). Pour encaisser les 5 dollars promis, l’auteur devra user d’arguments « physiques » envers l’administrateur de la revue. Malgré cet incident The Overland Monthly publiera au cours des mois suivants, sept autres récits du Klondike, à raison de 7 dollars 50 pièce. Et en particulier :

 

Récits

8       To the Man on the Trail (01/1899) (A l’homme sur la piste)
9       The White Silence (02/1899) (Le grand silence blanc)
10     The Son of the Wolf (04/1899) (Le fils du loup)
12     A Thousand Deaths (05/1899) (Mille fois mort) (The Black Cat)
14     In a Far Country (06/1899) (En pays lointain)

1900

Janvier. Une des revues les plus prestigieuses de la côté est, The Atlantic Monthly, publie An Odyssey of the North (Une odyssée du Grand Nord), payée cent-vingt dollars. C’est enfin le succès. Le débutant est salué comme le « Kipling du froid ». Il publie alors articles et nouvelles dans divers journaux et magazines. Il continue de prendre la parole dans les réunions socialistes.
7 avril. Parution à Boston de son premier livre, le Fils du loup, recueil des nouvelles acceptées par l’Overland Monthly et l’Atlantic Monthly. Le même jour, à Oakland, l’auteur épouse la meilleure amie de Mabel Applegarth : Elizabeth (Bessie) Maddern. Elle lui donnera deux filles (Joan & Bess).
Son adresse à cette époque : 1130, 15e rue Est du quartier Est d’Oakland.

 

1901

15 janvier. Naissance de Joan, sa première fille.

 

Jack London est candidat social-démocrate à la mairie d’Oakland. (245 voix).
Juillet. Premier reportage pour The Examinerle Schützenfest (concours de tireurs).
Au printemps, une inondation dans leur maison fait déménager les London chez le sculpteur Félix Peano à la Villa Capriccioso au 1062 First Avenue, où ils vont rester plusieurs mois.
En septembre, ils emménagent au 56 Bayo Vista. Plus tard, ils vont aller habiter dans la vieille demeure Worchester, un chalet sur les hauteurs d’Oakland.
C’est une période d’intense activité militante (conférences et articles surtout) et littéraire.
Jack publie un recueil de nouvelles sur le Klondike : The God of his Fathers (le Dieu de ses pères).

1902

Jack part comme reporter pour la guerre qui se déroule en Afrique du sud (Guerre des Boers) le 6 août. Arrivé à Liverpool à bord du Majestic, Jack assiste au sacre d’Edouard VII le 9 août. La guerre étant finie, il décide de faire un séjour dans les bas-fonds de Londres (East End) déguisé en marin américain. Il y reste 86 jours, interrompus par un voyage en France. Il est de retour à New York, le 4 novembre. Il en ramène un reportage refusé par tous les grands journaux : Le peuple d’en bas, qui paraît en volume l’année suivante.
20 octobre. Naissance de Bess, sa deuxième fille. (Surnommée Becky).
Un recueil de nouvelles sur le Klondike : les Enfants du froid et deux romans : Fille des neiges et la Croisière du Dazzler sont publiés.
Jack écrit la première version de sa célèbre nouvelle Construire un feu.

1903

20 juin-18 juillet. Le Saturday Evening Post publie en feuilleton l’Appel de la forêt. Le volume édité par MacMillan, sera vendu à 6 500 000 exemplaires rien que pour la langue anglaise. L’auteur, mal inspiré, l’a cédé à l’éditeur MacMillan au prix forfaitaire de 1 000 dollars auxquels s’ajoutent les 700 payés par un magazine. London achète un sloop, le Spray. Au printemps, tout en naviguant, solitaire, sur la baie de San Francisco, il commence d’écrire le Loup des mers , qui sera publié l’année suivante. London se souvient des récits qu’on lui a faits des aventures du capitaine Mac Lean et de son bateau The Ghost . Il se livre à une attaque en règle contre l’individualisme et la philosophie du surhomme de Nietzsche. Mais cet aspect de l’œuvre ne sera pas compris de la critique, au grand dam de l’auteur.
Juin. Il envisage de se séparer de sa femme et tombe amoureux de Charmian Kittredge.

(1907-1916) : Des Mers du Sud à une fin mystérieuse

1907

Février. Avant Adam, roman préhistorique et évolutionniste, lui attire une ridicule accusation de plagiat de Stanley Waterloo, qui a écrit L’histoire d’Ab.
10 février. Sortie d’essai du Snark. (voir ci-dessous)

23 avril. Après divers incidents et contretemps, le Snark prend la mer, pour 7 ans, en direction d’Hawaï avec un équipage composé de façon fantaisiste (Martin Johnson & Nakata). Trois « capitaines » se succéderont (Roscoe Eames, Andrew Rosehill, James Warren). Au cours du voyage, Jack rédigera Martin Eden. Martin Johnson, initié à la photo par Jack London deviendra un grand documentariste.

19/20 mai – 7 octobre. Séjour à Hawaï. Jack visite entre autres lieux la léproserie de l’île de Molokai. Il en tirera des récits qui modifieront la vision qu’avait l’opinion publique américaine de la lèpre et des lépreux. Il fait découvrir à ses compatriotes un sport « de roi », le surf.
Septembre. L’amour de la vie, son meilleur recueil d’histoires du Klondike, que Lénine se faisait lire sur son lit de mort.
Novembre. La route ou Les vagabonds du rail : souvenirs qui, selon la critique, donnent un exemple déplorable à la jeunesse américaine.
6-18 décembre. Escale aux îles Marquises.
26 décembre. Arrivée à Papeete.

1908

27 décembre – 4 avril 1908. Séjour à Tahiti
13-25 janvier et 12-14 février. Face aux problèmes de gestion du domaine et des affaires par Ninetta Eames., Jack entreprend un voyage éclair en Californie à bord d’un paquebot régulier, le Mariposa, pour aller réparer le désordre de ses finances. Jack confiera par la suite la gestion à sa sœur Eliza.
Mi-février. Retour à Papeete, qu’il quitte le 4 avril.

Mai-juin. Bora-Bora, îles Samoa, îles Fidji. (9-15 avril 1908. Séjour à Bora-Bora. 7-20 mai 1908. Séjour aux Samoa – Il va voir la maison et la tombe de Stevenson. 27 mai-6 juin 1908. Séjour aux Fidji).
Juillet-octobre. Visite des îles Salomon où il situera l’Aventureuse (1911). 28 juin-3 novembre 1908. Séjour aux Salomon. Il aura à bord deux chiens : Peggy et Satan. Tout l’équipage est malade, le Snark devient un véritable navire-hôpital.
3 novembre. Abandon du Snark par son propriétaire victime d’une maladie tropicale (le pian). Départ sur le Makambo.
15 novembre-22 décembre. Séjour à l’hôpital St Malo de Sydney (Australie). Psoriasis & fistules.

1909

Janvier-mars. Convalescence en Tasmanie, puis à Sydney. Jack London fait la connaissance de Paul Wenz, écrivain français résidant dans un ranch en Australie, qui traduira peu après L’amour de la vie (photo ci-dessous).

31 mars. Le Snark est désarmé. Par suite de la vente à vil prix, London perd 27 000 dollars.
1er mai. Départ de Sydney à bord du Tymeric, un navirecharbonnier.
Juin. Séjour en Équateur où il compose Radieuse Aurore (1910).
28 juillet. Retour en Californie à Glen Ellen. (Après un long périple via l’Équateur, Panama sur l’Erica et la Nouvelle-Orléans sur le Turrialba)
Septembre. Accueil enthousiaste de la critique à Martin Eden (seul ouvrage publié cette année-là).

1910

Achats de terrains pour agrandir le ranch (porté à 400 hectares et exploité selon des critères modernes). Le romancier se lance dans l’élevage et dans la construction d’une maison idéale et ruineuse : La maison du loup. Difficultés financières.
12 février. Eliza Shepard devient régisseur du domaine.
Mars. La Face perdue (sixième recueil d’histoires du Klondike) et Révolution (essai socialiste et sociologique).
19 juin. Charmian met au monde une fille, Joy, qui ne survit que 36 ou 38 heures.
Juillet. Suivi du match de boxe : Johnson-Jeffries pour le New York Herald. (voir ci-contre)
Septembre. Vente du Snark à Sydney.
Correspondance avec Sinclair Lewis sur des sujets de textes.
Octobre. Radieuse Aurore, roman inspiré par le Klondike, le socialisme, le retour à la terre.
11 octobre. Achat d’un petit bateau à voiles : le Roamer. (175 dollars à William Craig) avec lequel Jack part en croisière du 17 octobre au 14 novembre.
Novembre. Mise au point des plans d’une résidence superbe à Glen Ellen, la Maison du loup, qui brûlera à peine achevée. L’architecte s’appelle Albert Farr.

 

 

 

 

 

 

 

1911

Janvier. Quand Dieu ricane, recueil de nouvelles noires.
Février. Appel en faveur des « chers, braves camarades de la Révolution mexicaine ».
Mars. L’Aventureuse, roman ayant pour cadre les îles Salomon.
Avril-mai. Croisière à bord du Roamer dans la baie de San Francisco.
Mai. Début de la rédaction de son plus long roman la Vallée de la lune (1913).
Juin. Publication de la Croisière du Snark après de nombreuses difficultés avec Macmillan au sujet des photos illustrant le texte.
Juin-août. Voyage (avec Charmian et Nakata) en Californie et dans l’Orégon avec une voiture à quatre chevaux Il parcourt 2 200 km. (voir ci-contre)
Octobre. Contes des mers du Sud.
24 décembre. Départ en train à travers les Etats-Unis pour New York, avec sa femme.

 

1912

Janvier. Séjour à New York. Période marquée par la dépression et l’alcool.
Février. Devant la statue d’Edgar Poe, London apparaît le crâne rasé. Il achète un fox-terrier : Possum. Puis les London s’embarquent à Baltimore sur le Dirigo, pour un voyage autour du Cap Horn. Croisière mise à profit pour achever la Vallée de la Lune et procéder à une cure de désintoxication alcoolique. L’atmosphère de la traversée inspirera les Mutinés de l’Elseneur (1914). Charmian écrit sa seule nouvelle publiée, la Roue. Ils décident d’avoir un enfant. 
2 août. Retour à Glen Ellen et début de la rédaction du Cabaret de la dernière chance, souvenirs alcooliques destinés à appuyer les partisans de la prohibition.
Charmian fait une fausse couche et ne pourra plus avoir d’enfants.
Novembre-décembre. Nouvelle croisière à bord du Roamer. Trois recueils de nouvelles publiés : Chun Ah Chun (sur Hawaï, en mars), Fils du soleil (Mélanésie), Belliou la Fumée (septième et dernier recueil consacré au Klondike, en octobre).

1913

L’année des catastophes (opération chirurgicale, incidents familiaux, récoltes du ranch détruites par le mauvais temps et les insectes, trois procès, mauvaises opérations financières, etc).
Février. The Night-Born (nouvelles).
15 mars. Le cabaret de la dernière chance en feuilleton dans le Saturday Evening Post. Tous les antialcooliques s’en servent comme d’un étendard.
Mai. La brute, roman sur la boxe.
(19) 22 août. La somptueuse (et ruineuse) Maison du loup, entièrement meublée, brûle la veille de son inauguration. London ne se remettra jamais de ce coup du sort.

Octobre. La vallée de la lune. Le même mois, The International Socialist Review publie, sous la signature de London, un violent appel antimilitariste intitulé Le Bon Soldat. Le 5 octobre, London assiste avec Charmian à la première de l’adaptation cinématographique du Loup des mers, de et avec Hobart Bosworth, l’un des premiers longs-métrages produits aux Etats-Unis.

1914

Janvier-février. Rédaction du Vagabond des étoiles, roman dont le point de départ a été fourni par l’anarchiste Ed. Morrell et qui dénonce les brimades endurées par lui en prison.
Avril. London crée une société vinicole sur le domaine de Glen Ellen, La Jack London Grape Juice Company, qui fera faillite l’année suivante.

17 avril. London est envoyé au Mexique par l’hebdomadaire Collier’s pour y suivre la guerre qui oppose ce pays aux Etats-Unis. Il est refoulé à Galveston par les autorités américaines qui lui reprochent le Bon soldat. Ayant repoussé la paternité de cet article, London est admis à s’embarquer pour Vera-Cruz à bord du Kilpatrick. L’incident influera sur le ton du reportage, moins favorable qu’on pouvait s’y attendre aux « chers, braves camarades de la révolution mexicaine ».

Mai. La Force des forts (nouvelles).
Mi-juin. Retour à Glen Ellen.
Septembre. Les Mutinés de l’Elseneur (roman maritime).
Septembre-novembre. Sur le Roamer, rédaction de la Petite dame dans la grande maison (1916).

1915

Janvier-février. Rédaction de The Acorn Planter (Le planteur de grains), théâtre.
14 février-10 octobre. Le vagabond des étoiles en feuilleton dans le Los Angeles Examiner. Bilan de l’homme et de l’amour face à l’oppression sociale à travers les siècles, ce roman est aussitôt considéré comme un plaidoyer en faveur du spiritualisme et de la réincarnation.
2 mars – fin juillet. Séjour à Hawaï après une traversée sur le Matsonia, mis à profit pour rédiger deux romans qui seront publiés après sa mort : Jerry des Iles (1917) et Trois de cœur (1918). Il rentre sur le Sonoma.

6 mars. Dernière initiative socialiste de London : une préface à l’ouvrage de Upton Sinclair, The Cry of Justice, anthologie de textes socialistes parus au cours des « cinq mille dernières années ».
Mai. La Peste écarlate, nouvelle d’anticipation socialiste composée vers 1911.
Août-novembre. Rédaction de Michael chien de cirque, roman posthume (1917).
23 décembre. Nouveau départ pour Hawaï sur le Great Northern.

1916

Janvier-26 juillet. Séjour à Hawaï, mis à profit pour achever Trois de cœur et rédiger le recueil posthume : Histoire des Iles (1919), ainsi que diverses nouvelles. Retour sur le Matsonia.

Février. Parution du Planteur de grains.
7 mars. London démissionne avec fracas du parti socialiste qu’il accuse de manquer de flamme et de sombrer dans le réformisme. La lettre de démission date de septembre.
Avril. La petite dame dans la grande maison.
Septembre. Les tortues de Tasmanie (nouvelles), dernier ouvrage paru du vivant de l’auteur.
Août-novembre. Rédaction d’un roman qui restera inachevé : Les Yeux de l’Asie.
21 novembre. Avant de s’endormir, Jack London absorbe un somnifère à base de morphine ; il laisse à son chevet un morceau de papier portant le calcul d’une dose mortelle.
22 novembre. Au matin, on ne peut pas le ranimer. Il meurt à 19 h 30. Les médecins signent un certificat de décès selon lequel la mort a été provoquée par une « crise d’urémie ». Jack était atteint de néphrite, il avait des calculs rénaux et présentait les symptômes d’une maladie nerveuse et cutanée très grave, le lupus. Beaucoup ont voulu faire de sa mort un suicide « romantique » semblable à celui de son héros Martin Eden. (ci-dessous sa tombe)

Fin Juillet. Il se sépare de Bessie (Elizabeth) Maddern, il épousera plus tard Charmian.

1904

7 janvier. Il s’embarque sur le Siberia à destination de Yokohama (25 janvier) et de la Corée où il va suivre, non sans difficultés, la guerro russo-japonaise pour les journaux du groupe Hearst (San Francisco Examiner). Arrêté par les Japonais, il est expulsé en juin. Il en ramène un domestique, Manyoungi. Hugo Pratt fera « naitre » de cet épisode le double de London, son héros Corto Maltese.

28 juin. Demande en divorce déposée par Bessie. Le jugement est rendu le 11 novembre 1904.
Nombreuses conférences en faveur du socialisme.

1905

Suite des conférences. Il fait scandale en prenant parti pour les révolutionnaires russes. La presse, indignée, lui reproche une exclamation sacrilège : To the Hell, the Constitution ! (Au diable, la Constitution !).
En mars, Jack London est encore candidat social-démocrate à la mairie d’Oakland. (981 voix).
25 mars. Il est opéré d’une tumeur non-maligne. Il achète un cheval, Washoe Ban, et aussi une machine à écrire : sa Remington n°7 sur laquelle Charmian tapera régulièrement chaque jour les mille mots qu’il écrit le matin.
Juin. Jack achète un ranch, le Hill Ranch à Glen Ellen, dans la Vallée de la lune, la Sonoma Valley .

Août. L’Alcazar Théâtre joue The Great Interrogation, pièce de Ada Bascom d’après la nouvelle éponyme de Jack London.
Trois livres de Jack sont publiés : La Guerre des classes (recueil d’études socialistes), La patrouille de pêche ou Les pirates de San Francisco et L’enjeu, roman sur la boxe.
Octobre. De l’automne jusqu’au printemps suivant, Jack fait une tournée de conférences organisées par les partis socialistes des différents Etats.
18 novembre. The Appeal to Reason, hebdomadaire socialiste, publie un appel de Jack London en faveur du roman d’Upton Sinclair : la Jungle. Ce livre est un tableau terrifiant des conditions de vie dans les milieux ouvriers autour des abatoirs de Chicago. Son divorce est prononcé.
19 novembre. A Chicago, c’est le mariage avec Charmian Kittredge, considéré comme immoral par la presse conservatrice. (Charmian est née le 27 novembre 1871 à Wilmington en Californie et mourra le 14 janvier 1955).


Fin 1905-janvier 1906. Voyage de noces en Jamaïque et à Cuba.

1906

19 janvier. New York : London préside la première réunion de masse de l’Intercollegiate Socialist Society dont il a été élu président. Il s’agit d’un organisme fondé par Upton Sinclair pour promouvoir le socialisme dans les universités. Les réactions de la presse new-yorkaise sont très hostiles. 
Février. Il décide de se faire construire un bateau, le Snark, nom choisi d’après le livre de Lewis Carroll : la Chasse au Snark et se dispose à faire, pendant sept ans, une croisière autour du monde. Ce projet va entraîner de grosses difficultés financières. Jack Projetait, entre autres aventures, de traverser le Pacifique, d’entrer en Méditerranée par le canal de Suez et de remonter le Rhône et la Saône pour se retrouver à Paris par le canal de Bourgogne.
Mars. Article pour le Cosmopolitan : What Life means to Me.
18 avril. Tremblement de terre à San Francisco. Jack en assure le reportage pour le Collier’s. La construction du Snark va subir des retards considérables dus à la désorganisation de la région.

Juin/août. Encore marqué par l’échec de la révolution russe de 1905, il commence d’écrire Le talon de fer qui paraîtra en 1908. Il sera publié en France en 1923 : en feuilleton dans l’Humanité, puis en volume avec une préface d’Anatole France.
Octobre. Croc-Blanc, roman dont le thème – le loup qui devient chien – est l’inverse de L’appel de la forêt. (Sortie chez Outling de mai à octobre).

 

Jack London à la PleÏades

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