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Le Boudoir Littéraire et thèâtral la plume et l'encrier

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Le Boudoir Littéraire et thèâtral  la plume et l'encrier

Viktor Pelevine

 

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Pelevine est né le  à Moscou.Après une formation d'ingénieur en électromécanique à l'Institut de génie énergétique de Moscou, il suit un séminaire de création littéraire.

Figure de proue de la littérature russe actuelle, son œuvre est traduite dans de nombreuses langues dont le chinois et le japonais.

Pelevine se tenant un peu à l'écart des média, on sait peu de choses sur lui. Il a commencé à accéder à la notoriété avec la publication de La flèche jaune, de OMON-Ra et de nouvelles.

Les récits et les romans de Pelevine reposent souvent sur des éléments fantastiques ou absurdes : train de voyageurs sans arrêt ni destination connue (La flèche jaune), personnage évoluant dans un monde transformé en univers de jeu vidéo (Le Prince du Gosplan) ou vivant une vie parallèle sous forme d'insecte (La vie des insectes)…

L'aspect onirique de son œuvre fait de lui un héritier d'une tradition littéraire russe que l'on peut faire remonter à Nicolas Gogol et qui inclurait le Mikhaïl Boulgakov de Cœur de chien ou du Maître et Marguerite.

Les récits et les romans de Victor Pelevine sont tissés de références à la vie quotidienne en Russie et en URSS et à la culture populaire (jeux vidéo, groupes de rock américains, séries télévisées brésiliennes). Les mythes de la culture officielle soviétique (Tchapaïev, les cosmonautes) ainsi que les considérations d'ordre mystique inspirées par le bouddhisme sont également très présents. Ce mélange amène certains à qualifier l'œuvre de Pelevine de postmoderne.

Saturés de références multiples et baignant dans l'absurde, les textes de Pelevine sont d'une grande portée satirique sur la société contemporaine ou ex-soviétique. L'auteur s'abstient pourtant bien d'éclairer ses lecteurs sur le sens à donner à son œuvre. Optant le plus souvent sur le procédé narratif de la focalisation interne, il ne nous laisse généralement entrevoir la réalité qu'à travers le regard d'un personnage qui ne livre ni ses pensées ni ses émotions, perception qu'altèrent ou illusionnent progressivement les drogues ou des incertitudes psychiques sur une réalité transmutée ou manipulée par les montages du pouvoir. Le caractère nécessairement subjectif de toute perception des choses est d'ailleurs un thème récurrent dans l'œuvre de Pelevine

Ses oeuvres

 

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Nouvelles :

Collections des récits :

  • Синий фонарь - Le Réverbère bleu
  • Зомбификация - Zombification
  • Затворник и Шестипалый - L'Ermite et Sixdoigts, Éditions Jacqueline Chambon, 1998 (Traduit par Christine Zeytounian-Beloüs) ; Éditions du Rouergue, 2003.
  • П5: Прощальные песни политических пигмеев Пиндостана, ЭКСМО, 2008

Romans :

 

Les nombres, Viktor Pelevine

 

Qu’arrive-t-il à un homme quand il soumet sa vie et son destin tout entier au pouvoir d’un nombre ? C’est ce que fait Stopia, alias Pikachu pour les intimes, antihéros de ce roman amoral qui est avant tout une impitoyable satyre d’une ex-URSS décadente et libérale, qui n’a cependant pas lâché les bonnes vieilles méthodes de l’époque KGB.

« Je me demande bien Tchoubaïka, pourquoi on traite la bourgeoisie libérale de libérale. Elle est porteuse d’une idéologie totalitaire extrême. Si on l’y regarde de près, tout son libéralisme se réduit à la permission donnée aux travailleurs de s’enculer à volonté pendant leurs heures de repos » et Tchoubaïka répondait : « Excusez-moi Zouzia, mais c’est un grand pas en avant si on compare avec le régime qui percevait même cette activité comme sa prérogative ».

Ainsi, après quelques tâtonnements, c’est au numéro 34 que Stopia va confier la totalité de sa vie, de ses choix, décisions et orientations, privés ou professionnels, et le 43 deviendra donc par conséquent l’anti-nombre, le nombre d’entre tous dont il faudra le plus se méfier.

Cette apparente folie obsessionnelle numérologique, qui fait tout le régal et l’originalité de ce roman, conduira cependant Stopia au sommet. « Or, les autres devenaient des bêtes sauvages à cause de leur aspiration à agir rationnellement, alors qu’il était un homme sensé du fait de son obéissance à une règle irrationnelle que tout le monde ignorait. C’était la plus réelle des magies et elle était plus forte que toutes les constructions de l’intellect ».

Devenu un des banquiers les plus influents du pays, défiant les lois de la concurrence et du marché, protégé, c’est-à-dire aussi surveillé par un agent des services secrets qui avait fait éliminer auparavant ses premiers protecteurs, des Tchétchènes, Stopia s’en remet toujours plus à son nombre fétiche et développe une hantise de plus en plus forte pour son opposé. Angoisse cristallisée par l’approche de son 43è anniversaire et comme l’illustre à merveille le proverbe qui dit que plus un singe monte haut, plus il montre son cul, Stopia apprendra à ses dépens qu’aucun nombre, ni aucun système dogmatique et donc totalement rigide, ne protègeront jamais un homme contre les tortueux revers du destin et que les tirages du yi-king du maître spirituel d’un club de thé, doté de la plus grande collection de porno bouddhiste de Moscou, ne lui seront d’aucune utilité, Stopia ne saisissant pas le message premier et essentiel du yi-king, qui signifie Le Livre des changements.

Amoral et d’une froide lucidité, Les nombres est aussi un roman succulent, comique, cynique et absurde à souhait.

 

Cathy Garcia

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