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une oeuvre un film

Valentine Teissier

 

 Afficher l'image d'originephoto  de Valentine TESSIER

 

 

Au Conservatoire, Valentine Tessier est l'élève de Paul Mounet. Sa carrière au théâtre débute en 1913 avec Jacques Copeau ; pendant la Première Guerre mondiale, elle part en tournée aux États-Unis avec la troupe de Jacques Copeau. Elle joue par la suite aux côtés de Louis Jouvet et participe notamment à la création des pièces de Jean GiraudouxSiegfried (1928), Amphitryon 38 (1929), Intermezzo (1933) ou de Marcel Achard : Jean de la Lune (1929), Domino(1932). Sa longue carrière sur les planches se termine en 1967 avec La Visite de la vieille dame de Friedrich Dürrenmatt.

Au cinéma, elle joue dans quelques films muets réalisés par Camille de Morlhon entre 1911 et 1914, puis elle reparait en 1928 sur les écrans dans Un chapeau de paille d'Italie de René Clair. Elle tourne en 1933 son premier film parlant, Madame Bovary de Jean Renoir (son rôle le plus marquant au cinéma). Elle participe à un peu plus d'une vingtaine de films jusqu'en 1974, dont Justice est faite de André Cayatte (1950) et Églantine de Jean-Claude Brialy (1972).

 

la trame de l'oeuvre

 

Mme Bovary se heurte à sa belle-mère sans que son mari, Charles, médecin de campagne s’interpose. A la mort de celleci, Charles, pour plaire à sa jeune épouse, dépense sans compter. Elle sort, et l’on voit même Charles au bal. Les années passent. Une petite fille est née. Emma qui a rêvé d’autre chose que de cette morne vie quotidienne s’ennuie et se console auprès d’un hobereau local, Rodolphe, qui lui fait entrevoir en promesse une autre existence. Le pharmacien Homais, lui, pousse Charles à se lancer dans la chirurgie. Son premier patient est tout trouvé, Hippolyte le piedbot. L’opération semble avoir réussi. Mais l’état du malade empire et l’on fait appel à un chirurgien de la ville qui doit en dernier recours amputer le patient. Lheureux, le marchand de robes et de tissus, fait une fortune avec Emma qui dépense sans compter et qui arrive à obtenir de son mari une procuration pour signer des traites à sa place. Le curé à qui Emma s’est confiée essaie de la faire rentrer dans le droit chemin, mais Homais, athée et raisonneur, sape toute son influence…

 

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Gustave Flaubert passe en jugement pour avoir écrit Madame Bovary, une œuvre jugée immorale. Il raconte son roman devant le tribunal et devient l'avocat de son héroïne…

Les amours adultères de la belle Emma Bovary, fatiguée de son terne mariage, se terminent dans la ruine et la mort.........L'oeuvre interessera quelques années plus tard le grand écran.Nous sommes en 1933 et Valentine Tessier est au sommet de sa gloire.

 

Autour du Film

 

Madame Bovary fut produit par l’éditeur Gaston Gallimard qui désirait diversifier ses activités et que des amis avaient mis en contact avec le réalisateur. Renoir tourne les extérieurs sur les lieux mêmes du roman, en Normandie, à Lyons-la-Forêt et à Rouen. Il a les moyens de sa production et suit avec une grande fidélité l’ordre du roman original (il réécrit les dialogues, jugeant le premier traitement trop éloigné de Flaubert). Ce qui enthousiasmait Renoir était de retrouver son frère Pierre et de diriger Valentine Tessier (qui faisait alors partie de la troupe de théâtre de Pierre Renoir).

Diriger également Le Vigan et Max Dearly était pour lui un régal. Pourtant, selon son propre aveu, Madame Bovary est un des cinq ou six romans parfaitement irréductibles à une transposition cinématographique. Et lorsqu’on a la chance de pouvoir aujourd’hui voir ce qui reste de ce grand film, on demeure touché par l’intelligence et l’humilité de sa conception. Les acteurs incarnent leur personnage en s’appropriant les «dialogues» mêmes de Flaubert. De plus, il n’essaie pas de tricher avec le décor et la reconstitution. Georges Wakhelvitch, le décorateur, nous confia que la réalisation fut des plus minutieuses, rendue d’ailleurs plus aisée par le fait que les extérieurs étaient encore marqués par l’empreinte du XIXe siècle. Quant au travail en studio, Renoir apportait le plus grand soin à des détails. L’ensemble du film est également servi par une musique de Darius Milhaud qui est un des éléments dramatiques primordiaux. Roger Viry-Babel Jean Renoir Ramsay Poche Cinéma Jean Renoir était particulièrement fier que Madame Bovary ait plu à Bertolt Brecht. Il est certes difficile de juger des raisons de l’adhésion de Brecht à une version de plus de trois heures (3h30 selon certaines sources) dont nous ne connaissons plus que les deux heures supportées par les producteurs. Ce n’est pas la seule chose qui fait de Madame Bovary un film précieux, maudit et à part dans l’œuvre de Renoir. (…)

Si chaque personnage de Madame Bovary a ses raisons (ou déraisons) d’agir comme il le fait, une logique interne en tout cas, certains ne bénéficient d’aucune justification morale sous quelques biais qu’on les envisage. Le pharmacien Homais est de bout en bout ignoble de prétention et de suffisance, indifférent aux crimes qu’il fait commettre au nom de la science (que ni Renoir ni Flaubert n’opposent au «bovarysme»), Rodolphe est aussi fade que jouisseur cynique, heureux homme d’affaires sans scrupule ni remords… Léon est tout juste sauvé par son refus de voler son patron (ce qui, sous l’angle romantique ou «bovaryen», ne joue pas en sa faveur), et par son désarroi. Charles Bovary par son amour naïf, rural, mais «sincère» (mais pas plus que celui d’Emma, Léon ou Rodolphe)… La vision renoirienne d’Emma Bovary n’est déjà plus tout à fait celle de Flaubert, ne serait-ce que parce qu’à l’écran, elle ne saurait être la somme des images qu’elle suscite à travers le désir des autres. Valentine Tessier incarne littéralement l’héroïne de Flaubert, à la fois Emma, énamourée, et Bovary, d’un charme lourd auquel renvoient les bovins fréquemment évoqués sans détours. Il n’est déjà plus besoin d’explications psychologiques ou sociologiques.

Le corps même de l’actrice est le théâtre de ses attirances contradictoires, les illusions de l’esprit et la pesanteur de la matière. Valentine Tessier est une des moins séduisantes Bovary de l’écran, bien moins en tout cas que Jennifer Jones (version Minnelli) ou Isabelle Huppert (version Chabrol). Sans cesse en représentation, le regard à la recherche du moindre public, finissant par jouer pour ellemême en dernier ressort (sauf erreur, le film exclut tout miroir), le moindre de ses gestes, la moindre de ses postures disent à la fois la vérité d’une détresse, d’un besoin absolu et vital d’illusion, et le mensonge de l’imposture, cette autre forme de vérité que révèle l’œil mécanique, bête («bovin») de la caméra. (…) L’illusion se renforce d’une théâtralisation du jeu des acteurs et d’une mise en abyme du théâtre dans le théâtre inscrivant l’action dans une scène à l’italienne, un cadre dans le cadre. Joël Magny Cahiers du Cinéma n°482 - Juillet-Août 1994 Entretien avec le réalisateur Madame Bovary est un cas un peu semblable à celui de Tire au flanc. Ces films, on ne sait trop pourquoi, ont la réputation d’être de pures et simples commandes. Moi, j’ai revu Madame Bovary.

J’en ai revu, en tout cas, une partie, il n’y a pas très longtemps, il doit y avoir deux, trois ans, je crois que c’était à la Cinémathèque. Vraiment, il y a dedans un personnage que j’ai admiré énormé- ment, c’est mon frère Pierre, je l’ai trouvé ah ! vraiment très beau. Et Valentine Tessier est tout simplement délicieuse, elle est adorable ! elle a une façon de marcher, de remuer sa jupe, d’entrer, de sortir, une espèce de sécurité… Je peux vous dire que la raison - on a toujours des tas de raisons de faire des films - enfin, ce qui m’a attiré, la grande raison de ce film, c’est que c’était une expérience avec des gens de théâtre. Valentine et mon frère étaient essentiellement des gens de théâtre et, autour d’eux, nous avions une troupe composée de beaucoup de gens de théâtre ; Max Dearly était avant tout un homme de théâtre. Et j’étais content de faire un film, d’écrire un scénario pour des gens de théâtre, avec des dialogues qui me semblaient devoir être bien dits par des gens de théâtre. Au fond, cette expérience ressemble un peu à ce que je fais maintenant en allant travailler sur la scène. Simplement, c’était sur un écran. Vous savez, la joie d’avoir certaines phrases que l’on sait devoir être formulées par des gosiers qui sont habitués à prononcer les mots… C’est un grand plaisir, cela.

 

 

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Il y a, dans Madame Bovary, une plus grande plénitude que dans vos films précédents. Plus ça allait, plus j’apprenais à construire des scènes ayant leur développement complet. Je crois que ce n’est pas la seule méthode pour faire des films qui partent du début et qui se terminent à la fin, et qui sont en somme comme une énorme scène. Mais, personnellement, j’aime mieux la méthode qui consiste à concevoir chaque scène comme un petit film à part. C’est ce que fait Chaplin, d’ailleurs et, mon Dieu, ça ne lui réussit pas mal. C’est peut-être, dans votre cas, ce qui désoriente le public. Je crois que c’est extrêmement désorientant et que, quand ça ne s’applique pas à un film dont l’action est très prenante, eh bien, les gens vous en veulent un peu. Je crois que c’est - on ne peut pas dire un défaut ou une qualité - disons une caractéristique, qui a dû me nuire souvent. Propos recueillis par Jacques Rivette et François Truffaut Cahiers du Cinéma n°78 - Déc. 1957


 

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Madame Bovary : Nous sommes aux Bertaux, dans la campagne normande, en juillet 1839. Emma, qui s'ennuie chez son père, un brave paysan, croit échapper à sa mélancolie et satisfaire ses rêves d'évasion et de romantisme à bon marché en épousant Charles Bovary, médecin de campagne bon et borné, veuf d'un premier mariage, qui va se ruiner pour elle. La mère de Charles le met en vain en garde contre la légèreté de celle qu'elle considère comme une ennemie. Bientôt lassée de son mari, Emma le trompe avec un clerc de notaire de Rouen, Léon, puis avec un hobereau local, Rodolphe, qui l'abandonnera froidement quand elle viendra lui demander de l'aider à payer ses dettes. Elle mourra en absorbant de l'arsenic, laissant Charles effondré devant la vérité.
   
Titre original Madame Bovary
Formats Noir et blanc
Public  
Réalisateur
Scénaristes Jean RENOIR
Auteurs originaux D'après le roman de Gustave FLAUBERT
Producteurs Compagnie Indépendante de Distribution, 
Sociétés de production  
Distributeurs France :
Chef opérateur Jean BACHELET, Noir & Blanc
Bande originale / Compositeur Darius MILHAUD, Gaëtano DONIZETTI
Montage Marguerite RENOIR
Effets spéciaux  
Décors
Costumes MEDOYÈS
  Photo de Madame Bovary





 
Acteurs / actrices

Robert LE VIGANMarthe MELLOTAndré FOUCHÉMARYANNEEdmond BEAUCHAMP, Georges Deneubourg, Odette Dinay, Jacques BEAUVAIS, René Blech, Marie-Jacqueline CHANTALAlbert MALBERTRobert MOOR, Max Tréjean, 

Année de production en 1933  
Dates de sortie  
Genre Comédie dramatique

 

 

 

Madame de Bovary

 

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« ... et le langage humain est similaire à un tambour cassé sur lequel nous battons des mélodies pour faire danser les ours, et ce que nous voulons est de faire de la musique que commuova les étoiles. »
(Gustave Flaubert)

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Renoir et son réalisme dans Madame Bovary

photo  de Jean RENOIR

- Renoir et son Réalisme dans Madame Bovary -

Renoir a fait ses débuts dans le film muet, mais il a commencé à la lumière avec le film sonore, qui a marqué un tournant dans son travail tournant.
Le réalisme poétique est né comme un héritier direct de l'avant-garde française des années vingt, avec quelques auteurs mouvements contemporains expérimentaux, mais plus fidèle au cinéma narratif, si chère au public. 
 
Les nouvelles œuvres ont développé une narration «poétique», enrichie de quelques-uns des objets découverts dans les expériences de la décennie précédente.
Jean Renoir est comparable au réalisme poétique, mais son travail va au-delà de ce mouvement et contribue à la fondation du cinéma moderne. 
 
En ce qui concerne la technique utilisé, Renoir présente de longs plans dans le mouvement mais sans se détacher (plan séquence), qui comprenait un épisode entier, et récupéré la profondeur de champ à l'aide de vieux objectifs. Avec ces mesures, la reprise a acquis une forte charge subjective, imitant l'apparence d'un spectateur occasionnel, comme si il allait passer à partir de là descendant dans l'histoire. 
 
Bien que Flaubert n'a pas apprécié en particulier le style de Balzac ou de Zola, le roman est considéré aujourd'hui comme un exemple typique de réalisme, qui a contribué au procès pour obscénité. Flaubert, comme l'auteur de l'histoire, pas juge directement la moralité d'Emma Bovary et refrains de condamner explicitement l'adultère. Réalisme Flaubert vise à similitude réelle, ou de donner l'illusion de la réalité. Flaubert détestait être considéré comme le leader du réalisme que son esthétique visant à une reproduction non-mimétique de la réalité (la soi-disant réalité imaginaire). 
 
Son réalisme a une base documentaire solide; rien est inventé. L'héroïne, protagoniste du roman est de plus en plus insatisfaite par ses fantasmes, ne peuvent pas se réaliser.
Madame Bovary est un commentaire à la culture de l'époque dans laquelle il vivait Flaubert, et ceci est rendu clairement dans l'absurdité de personnalités scientifiques "rationnels", la futilité des rites de l'Église, etc. . .

A conclure je inclure une citation du poète faisant allusion à le langage verbale comme un moyen pas toujours le premier choix. Dans Madame Bovary il ya beaucoup de mensonges et de quiproquos résumées dans ces quelques lignes.

photo  de Jean RENOIRphoto  de Jean RENOIRphoto  de Jean RENOIR

 

Madame de Bovary

 
 

image du film

 

 

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