Le Boudoir Littéraire et thèâtral  la plume et l'encrier

Maison de colette Puisaye

 

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http://www.maisondecolette.fr/

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Situé dans l’ancien château de Victor Gandrille, le musée Colette propose une série d’installations artistiques qui permettent une découverte sensorielle de la vie et de l’oeuvre de Colette. Vous pouvez également y découvrir une partie des meubles de l’appartement de Colette au Palais-Royal et, tous les ans, une exposition temporaire, réalisée par le Centre d’études Colette.

http://www.musee-colette.com/

Une maison-livre

Colette est l’un des plus grands écrivains français. Un de ceux qui ont porté la langue française à un point de perfection rarement égalé. Elle fut également une femme parmi les plus libres de son temps, une source d’inspiration pour des générations de lecteurs et de lectrices, une pionnière et un exemple dans l’émancipation et la libération de la femme au XXe siècle.

C’est dans la maison natale de Saint-Sauveur-en-Puisaye, entre ses murs, dans ses jardins, que Gabrielle Colette a acquis, auprès de sa mère, Sido, sa connaissance des plantes et des bêtes, l’attention aiguë à tout ce qui veut vivre, l’amour de la liberté et cet art de percevoir le monde à travers tous les sens qui deviendront les marques d’un style unique dans toute l’histoire de la littérature.

Mieux qu’une simple maison d’écrivain, la maison natale de Colette est le seuil de sa création littéraire.

Venez découvrir ou redécouvrir la vie et l’oeuvre de celle qui, toute sa vie, resta fidèle à un pays, la Puisaye, et à une région, la Bourgogne !

 

SIDONIE GABRIELLE COLETTE

Colette est née à Saint-Sauveur-en-Puisaye, petite commune de l’Yonne, le 28 janvier 1873. Elle est la dernière née des quatre enfants de Sidonie Landoy, née à Paris, ayant vécu à Bruxelles et mariée en 1857 à Jules Robineau-Duclos, riche propriétaire terrien de Saint-Sauveur dont elle eut deux enfants : Juliette en 1860 et Achille en 1863. Si ce mariage de raison avait apporté à Sido le confort matériel, il ne lui donna pas le bonheur. Jules Robineau-Duclos était un ivrogne aux fréquents accès de violence. Il mourut en 1865. Onze mois plus tard, Sido épousa en seconde noces le capitaine Jules Colette.

Lui aussi est un déraciné, un méridional originaire de Toulon, dont les rêves de gloire avaient été brisés à la bataille de Melegnano. Zouave, il y perdit une jambe et obtint en compensation en 1860 le poste de percepteur à Saint-Sauveur-en-Puisaye. Dans le bourg où tout se savait, on jasa, car Sido n’aurait pas attendu la mort de son premier mari pour entretenir une liaison avec le Capitaine… Qu’importe les ragots ! Sido n’en a cure. Le Capitaine et elle formeront à jamais un couple heureux. Un fils, Léo, naît en 1866, puis une fille, sept ans plus tard, le 28 janvier 1873, que l’on prénomme Gabrielle, Sidonie-Gabrielle Colette : « notre » Colette.

UNE GRANDE MAISON BOURGEOISE

Avec son toit d’ardoise – comme le château de Saint-Sauveur – et non de tuiles, la grande maison des Colette se distingue des autres maisons du village. Vaste, coiffée d’un grenier avec des communs et des caves, elle compte 13 pièces. Le Capitaine y exercera un temps son rôle de percepteur dans ce qui était la salle à manger.

L’aménagement est celui d’une maison de bourgeois cultivés : un vestibule au décor de fausses pierres de taille, au sol de dallage à cabochons ; des murs recouverts de papier-peint au-dessus de boiseries basses, des cheminées de marbre, des plinthes peintes en faux marbres, des parquets de chêne, une bibliothèque richement pourvue. Colette évoquera avec beaucoup de nostalgie le décor de son enfance. Mieux, elle en fera un personnage principal de son oeuvre.

UN PARADIS BRUTALEMENT PERDU

 Au 8 rue de l’Hospice, Colette passe les dix-huit premières années de sa vie. Ce paradis de l’enfance, Colette va devoir le quitter à jamais en 1891, en raison des difficultés financières de la famille. En 1884, le mariage de Juliette Robineau-Duclos (sa demi-sœur aînée) avec le docteur Roché, sonne le début des ennuis.

Juliette réclame le partage des biens de la succession Robineau-Duclos, mais cet argent, dépensé ou mal géré, ne peut lui être versé qu’au prix de ventes de terres et d’emprunts qui bientôt conduisent à la ruine de la famille Colette.

 Endettés, ayant vendu peu à peu les terres héritées par Sido, et ne disposant que de la maigre pension du Capitaine (ce dernier ayant abandonné son poste de percepteur pour se lancer sans succès dans la politique), ils quittent Saint-Sauveur, un an après avoir vendu une partie des meubles et des livres de la bibliothèque du Capitaine. Même si Colette se montre, plus tard, prompte à évoquer ses souvenirs d’enfance, elle n’évoquera jamais cet épisode de sa vie.

Ruinés, déclassés, les Colette s’installent en 1891 à Châtillon-Coligny, dans le Loiret, à 40 km de Saint-Sauveur, là où Achille, le fils aîné, est désormais médecin. Mais quel avenir pour Colette, jeune fille, belle, intelligente, mais sans dot ? Henry Gauthier-Villars, alias Willy, journaliste très en vue, critique musical redouté et écrivain par procuration (puisqu’il signe des livres écrits par d’autres), sera sa planche de salut. Au mois de mai 1893 Gabrielle Colette épouse Willy et quitte sa famille pour aller habiter Paris.

UN PERSONNAGE LITTERAIRE A PART ENTIERE

Devenue écrivain(e) sans l’avoir voulu – c’est du moins ce qu’elle a prétendu -, Colette fit de sa maison et de son pays natal un thème récurrent de son oeuvre. De son premier roman, Claudine à l’école, paru en 1900, à Ces dames anciennes, le dernier texte publié, en 1954, année de sa mort, en passant par La Maison de Claudine (1922) et Sido (1930) la maison de Saint-Sauveur-en-Puisaye est devenue un véritable rouage de la création littéraire.

Pas ou peu d’équivalent dans l’histoire de la littérature française à cet écrivain qui a consacré autant de pages, autant d’énergie créatrice à recomposer par l’imagination un lieu de vie. La couleur et le motif d’un papier peint, le détail d’une gravure, la forme d’un objet, pièce après pièce, jardin après jardin, Colette aura pendant près d’un demi-siècle cherché à recréer par l’écriture le paradis qu’on lui avait volé à l’âge de dix-huit ans.

MAISON ET JARDINS REVIVENT

En 2016, cinq ans après son rachat par l’Association « La Maison de Colette » et à l’issue d’un lourd chantier de réhabilitation et de restitution, la demeure natale de l’écrivaine, à Saint-Sauveur-en-Puisaye dans l’Yonne, a ouvert ses portes au public. « La grande maison grave et revêche » où Colette passa les 18 premières années de sa vie, et qu’elle retrouve à l’âge de 50 ans, n’est revêche qu’en apparence.

Sous ses allures bourgeoises, elle est vibrante des moments heureux de l’enfance et de l’adolescence de Colette. C’est un cocon si plein de sensations que Colette n’en a jamais fini de l’évoquer par pans, par touches, recomposant au fil de son œuvre le cadre bienveillant du paradis de sa jeunesse.

Une maison d’écrivain, pas un musée : aujourd’hui le public est invité dans une maison bourgeoise de la seconde moitié du XIXe siècle, comme si ses occupants y vivaient toujours, sans barrière ni dispositif muséographique contemporain.

La Maison de Colette se visite comme on tourne les pages d’un livre. Une « maison-livre » donc pour reprendre l’expression du journaliste et romancier Jérôme Garcin et qui garde encore intact sa poésie et sa force d’inspiration.

Maison de Colette, Bibliothèque du Capitaine, Crédit photo Nicolas Castets

« Un lieu magique. Une prévenance historique admirable. L’argent des donateurs a été employé d’une manière absolument magnifique, tout dans la précision. Je suis impressionné et enthousiaste. C’est formidable. » (Bernard Pivot, L’Yonne républicaine, 21 mai 2016)

« Impressionnant de vérité. » (TF1, JT 13h)

« Une rénovation exceptionnelle. Un chantier marqué par l’excellence. » (Sophie Giagnoni, Art et Décoration)

« Véritable personnage des romans de Colette, la demeure de son enfance à Saint-Sauveur-en-Puisaye ressurgit inchangée sous nos yeux émerveillés grâce à la foi militante d’une poignée de passionnés. L’on ne sait ce qu’il faut admirer le plus. Le charme renaissant de cette demeure de la moyenne bourgeoisie de la fin du XIXe siècle ? Ou la passion, la foi, la persévérance, le bon goût, la science et la délicatesse de ceux qui ont pris en main les destinées de la Maison de Colette et de ceux qui ont œuvré à sa restauration scrupuleuse en recomposant cet univers provincial si paisible, si frais, si modeste, mais aussi infiniment attachant ? » (Raphaël de Gubernatis, L’Obs)

« Cette maison abrite un pan majuscule du patrimoine littéraire français et il a fallu six ans de combat – le mot n’est pas forcé -, pour que l’association La Maison de Colette la ramène à la vie. Pour de vrai. Sans l’écho glacial des maisons musées qu’on visite en chuchotant. Non, une maison à vivre, une maison où l’on cause, on pense, on apprend. Hier, la porte nous a été ouverte. Et promis, Colette était là. Rien n’a changé. « J’appartiens à un pays que j’ai quitté », écrivait-elle. Elle est revenue. Chez elle. A la maison. Il était temps. » (Stéphane Vergeade, L’Yonne républicaine).

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Parcours

« Sur les pas de Colette »

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Prolongez votre visite de la maison natale de Colette par une balade sur les pas de Gabrielle dans le village de Saint-Sauveur-En-Puisaye. Une promenade d’une heure à la rencontre des habitants évoqués dans l’oeuvre. Des anecdotes souvent drôles et émouvantes. Un voyage dans le temps.

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Sentier Colette

Suivez Gabrielle lorsqu’elle échappe à la surveillance de sa mère, Sido. Quittez la maison natale, passez devant l’église sans clocher, descendez jusqu’au lavoir du Petit Saint-Jean et partez dans la campagne environnante, au milieu des bois « qui moutonnent à l’infini ». Une promenade d’une heure de Saint-Sauveur à Moutiers. L’occasion de découvrir les extraordinaires peintures murales de l’église.

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Poterie de la Bâtisse

Située au coeur de la Bourgogne, en Puisaye, la Poterie de La Bâtisse, chère à l’écrivain Colette, propose de redécouvrir l’atmosphère authentique d’un vieil atelier potier en activité. Fondée au XIIIème siècle, la Poterie de la Bâtisse a su garder son âme à travers les siècles et les générations de potiers qui s’y sont succédé.

Aujourd’hui, ce lieu chargé d’histoire et de savoir-faire propose des visites guidées, individuelles ou en groupe, des ateliers de poterie pour enfants et des stages de formation pour adultes.

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Colette vous invite à rentrer dans sa maison

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penetrons dans sa chambre

L’image contient peut-être : table et intérieur

par la chambre à coucher de ma mère - je dormais, depuis un mois dans ce lit

que je n’avais osé convoiter, ce lit dont les rosaces de fonte argentée retenaient

dans leur chute des rideaux de guipure blanche, doublée d’un bleu impitoyable.

Ce placard-cabinet de toilette m’appartenait, et j’accoudais à l’une ou l’autre fenêtre

une mélancolie, un dédain tous deux feints, à l’heure où les petits Blancvillain

et les Trinitet passaient, mordant leur tartine de quatre heures, épaissie de haricots rouges

figés dans une sauce au vin. Je disais, à tout propos : Je monte à ma chambre…"

(Colette, La Maison de Claudine, 1922)

Ci-dessous : la chambre de Juliette devenue la chambre d'adolescente de Colette

après et avant les travaux de réhabilitation (photos Nicolas Castets)

et, côte à côte, un fragment du papier d'origine et le papier peint refabriqué

"à la planche" grâce au soin et au talent de l'atelier d'Offard.

 

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Lecture conférence

Centenaire

de « Chéri »

Réserver

Samedi 16 mai 2020 à 18h

Salle de l'orangerie

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Jumelage avec la maison de Gabrielle Roy

Du 10 juin au 31 octobre 2020

Maison de Colette

et Musée Colette

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En 1920 Chéri faisait accéder Colette à la reconnaissance littéraire. Après Claudine, elle inventait un personnage qui devait inspirer de nombreux créateurs. Cent ans plus tard, nous faisons revivre les amours de Léa et de Chéri par une lecture publique exceptionnelle de l’adaptation du roman par Colette et Léopold Marchand .

« Toi qui me regretteras, je voudrais que, quand tu te sentiras près d’épouvanter la biche qui est ton bien, qui est ta charge, tu te retiennes, et que tu inventes à ces instants-là tout ce que je ne t’ai pas appris… Je ne t’ai jamais parlé de l’avenir. Pardonne-moi, Chéri : je t’ai aimé comme si nous devions, l’un et l’autre, mourir l’heure d’après. Parce que je suis née vingt-quatre ans avant toi, j’étais condamnée, et je t’entrainais avec moi… » (Chéri, 1920)

Avec Sabine Haudepin (Léa), Andréa Ferréol (Charlotte Peloux), Stanislas Roquette (Chéri), Nil Bosca (Edmée) et Matthieu Marie (Desmond et Patron).

En partenariat avec la Société des amis de Colette et la Librairie théâtrale.

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Cycle

« Les dames de Grasset »

dimanche 17 mai 2020

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A la mort de Colette en 1954, une nouvelle génération de femmes s’impose dans le monde des lettres et tout particulièrement au sein des éditions Grasset. Ces écrivaines aux styles et aux parcours multiples vont profondément marquer leur époque et ouvrir la voie aux mouvements d’émancipation des femmes : Benoîte Groult, Christiane Rochefort, Béatrix Beck, Edmonde Charles-Roux, Christine de Rivoyre, Françoise Mallet-Joris… Des oeuvres à redécouvrir !

Béatrix Beck, la magicienne.

Replonger dans l’oeuvre de Béatrix Beck, c’est retrouver son âme d’enfant, sa capacité d’émerveillement et de révolte, sa tendresse et sa cruauté, c’est réenchanter le monde par le langage. Accédant à la reconnaissance grâce au prix Goncourt remis par Colette à Léon Morin prêtre (1952), Béatrix Beck n’eut de cesse d’aller là où on ne l’attendait pas, au risque, parfois, d’être incomprise d’une institution littéraire prompte à ranger les auteurs dans des cases et des catégories bien confortables. Ses lectrices et ses lecteurs eux ne s’y trompèrent pas et demeurèrent fidèle à cette magicienne des mots dont l’oeuvre singulière demande aujourd’hui à être réévaluée.

Pour nous parler du parcours et de l’oeuvre de Béatrix Beck nous accueillons un de ses plus ardents défenseurs, l’éditeur François Grosso qui, à la tête des éditions du Chemin de fer, a entrepris de faire redécouvrir ce « génie malicieux » et irremplaçable.

En partenariat avec la Société des amis de Colette.

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Jumelage avec la maison de Gabrielle Roy

L’année 2020 marque l’officialisation du jumelage de la maison de Colette avec la maison de Gabrielle Roy au Manitoba (Canada). Parmi les premières actions communes imaginées par les deux maisons, une exposition croisée sera présentée dans chaque maison et, en France, au musée Colette, en hommage aux deux femmes de lettres qui ont profond marqué l’histoire littéraire et culturelle de leur pays.

Colette et Gabrielle Roy incarnent des deux côtés de l’Atlantique le génie littéraire féminin. Profondément ancrée dans leur terre natale, leurs vies et leurs oeuvres furent guidées par la soif de liberté, une grande attention à tout ce qui veut vivre et une recherche inlassable du mot « meilleur que meilleur ». Cette exposition, la première consacrée en France à Gabrielle Roy, permet de redécouvrir le destin croisé de deux femmes en perpétuelle quête d’elles-mêmes.

L’exposition est visible au musée et à la maison de Colette dans le cadre de la visite des deux lieux.

Catalogue disponible.

Exposition co-réalisée par le Centre d’études Colette et La maison de Colette.

Commissaire d’exposition : Samia Bordji.

Scénographe et graphiste : Morgane Degrelle et Thomas Oudin,

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Cycle « Les dames de Grasset »

Samedi 4 juillet 2020 à 16h

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A la mort de Colette en 1954, une nouvelle génération de femmes s’impose dans le monde des lettres et tout particulièrement au sein des éditions Grasset. Ces écrivaines aux styles et aux parcours multiples vont profondément marquer leur époque et ouvrir la voie aux mouvements d’émancipation des femmes : Benoîte Groult (centenaire de sa naissance), Christiane Rochefort, Béatrix Beck, Edmonde Charles-Roux, Christine de Rivoyre, Françoise Mallet-Joris… Des œuvres à redécouvrir !

Christine de Rivoyre l’impertinente

« Christine de Rivoyre, dans notre littérature, c’est un ton, un tempérament, une manière d’être face à la vie, et c’est surtout un style » écrivait la directrice littéraire du Monde, Jacqueline Piatier. Pendant près d’un demi-siècle de La Mandarine (1957) à Racontez-moi les flamboyants (1995) elle occupa le haut des listes de ventes de livres. Mais on ne saurait limiter son oeuvre à celle d’un best-seller. Celle qui se réclamait « d’une seule école, celle de Colette » fut une styliste hors pair qui sut célébrer dans une prose charnelle et poétique la beauté des paysages et tous « les paradis terrestres » et observatrice impertinente de son temps.

Pour redécouvrir son oeuvre, la comédienne Sabine Haudepin prêtera sa voix aux personnages du chef d’oeuvre de Christine de Rivoyre Le Petit Matin (1968) ; elle sera accompagnée de l’accordéoniste Myriam Lafargue.

Lecture musicale précédée d’un entretien

avec Sylvaine Nicolaï,

témoin privilégié de la vie de Christine de Rivoyre.

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Cycle « Max Ophüls »

Vendredi 14 août 2020 à 21h

La maison de Colette

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Depuis deux ans, nous accueillons dans la cour intérieure de la maison de Colette des projections, en plein air, des films dont les interprètes ou réalisateurs sont liés à l’œuvre de Colette.

Cette année, nous rendrons hommage à Max Ophüls, le plus français des réalisateurs allemands, dont le génie de la mise en scène influença des réalisateurs aussi différents que Stanley Kubrick ou Jacques Demy et qui collabora, le temps d’un film avec Colette…

Les films qui constituent ce cycle sont précédés d’une présentation et suivis d’un échange avec avec le public par Axel Rabourdin, professeur agrégé en classes préparatoires littéraires, spécialiste de l’histoire du cinéma.

Madame de … (1953)

D’après le roman de Louise de Vilmorin. Avec Danielle Darrieux, Charles Boyer, Vittorio De Sica, Jean Debucourt…

Pour régler ses dettes, Madame de… vend à un bijoutier des boucles d’oreilles que son mari, le Général de…, lui a offertes et feint de les avoir perdues. Le Général, prévenu par le bijoutier, les rachète et les offre à une maîtresse qui les revend aussitôt. Le baron Donati les acquiert puis il s’éprend de Madame de… et en gage de son amour lui offre les fameuses boucles d’oreilles. Le parcours de ce bijou aura des conséquences dramatiques.

Un film illuminé par la beauté et le talent de Danielle Darrieux actrice fétiche de Max Ophuls.

« Classique et avant-gardiste, grave et élégant, Madame de… est un incontestable chef-d’œuvre sur le sentiment d’être « perdue dans un univers qui ne finit pas d’être ». » (Critikart)

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Cycle « Max Ophüls »

Vendredi 21 août 2020 à 21h

La maison de Colette

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Depuis deux ans, nous accueillons dans la cour intérieure de la maison de Colette des projections, en plein air, des films dont les interprètes ou réalisateurs sont liés à l’œuvre de Colette.

Cette année, nous rendrons hommage à Max Ophüls, le plus français des réalisateurs allemands, dont le génie de la mise en scène influença des réalisateurs aussi différents que Stanley Kubrick ou Jacques Demy et qui collabora, le temps d’un film avec Colette…

Les films qui constituent ce cycle sont précédés d’une présentation et suivis d’un échange avec avec le public par Axel Rabourdin, professeur agrégé en classes préparatoires littéraires, spécialiste de l’histoire du cinéma.

Divine (1935)

Scénario de Colette. Avec Simone Berriau, Gina Manès, Thérèse Dorny, Catherine Fonteney, Jeanne Fusier-Gir…

Ludivine Jarisse, une fille de la campagne monte à Paris et entre dans un music-hall de troisième ordre. Elle va perdre une partie de ses illusions mais découvrir l’amour.

C’est le premier scénario original écrit par Colette pour le grand écran après l’adaptation du roman de Vicki Baum, Lac aux dames, pour le film de Marc Allégret. Situant l’action dans les coulisses d’un music-hall, cet envers de ce que les autres voient à l’endroit, la romancière retrouve un univers qu’elle connaît bien et pour lequel elle conserva toujours une grande tendresse. Décor et personnage sont magnifiquement servis par la réalisation de Max Ophuls.

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« Chère Colette… »

par

Marie-Christine Barrault

Samedi 19 septembre 2020 à 18h

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Journées européennes du Patrimoine

Alors que la maison de Colette lance une grande campagne de financement pour la restauration des communs, la comédienne Marie-Christine Barrault vient prêter à sa voix à celles et à ceux, célèbres et anonymes, qui, à l’image des lecteurs d’aujourd’hui, ont déclaré leur amour à Colette et leur foi en une littérature résolument tournée vers la vie…

« Colette, nous sommes encore dans votre monde, nous n’en pouvons pas sortir, nous n’en voulons pas sortir, car il dure plus longtemps, il est plus vrai que le nôtre. » (J.-M. G. Le Clézio).

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Benoîte Groult la révoltée

Samedi 26 septembre 2020 à 16h

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Avec Simone de Beauvoir, Benoîte Groult est sans conteste une des figures cardinales du féminisme de l’après-guerre. Ses romans co-écrits avec sa soeur, Flora, comme ses essais surent toucher un large public et sensibiliser hommes et femmes à la nécessaire évolution des droits des femmes.

Pour évoquer son parcours et son oeuvre, nous recevrons sa fille Blandine de Caunes, elle-même romancière, qui publie un témoignage essentiel et bouleversant sur les dernières années de sa mère avec La Mère morte (Ed. Stock, 2019) unanimement salué par la critique.

 

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Cycle

« Femmes des premières nations »

Samedi 13 juin 2020 à 18h

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Le jumelage avec la maison de Gabrielle Roy est aussi l’occasion d’une ouverture sur la culture et la création canadienne au sein de la programmation 2020. A partir du roman de Gabrielle Roy La Rivière sans repos, qui aborde la question  du choc culturel entre les populations autochtones du Nord du Canada et les « émissaires du progrès venus du Sud », nous proposons cette année une série de rencontres autour de la question des peuples des premiers mondes en terre canadienne.

La Rivière sans repos (2019)

Projection du film de Marie-Hélène Cousineau d’après le roman de Gabrielle Roy. Avec Malaya Saunirq Chapman, Etua Snowball, Matthew York, Nick Serino, Madeline Ivalu et Sammy Kudluk.

Précédé d’un entretien avec la réalisatrice conduit par Axel Rabourdin.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Elsa, jeune fille inuk, devient mère à la suite d’une agression. Son fils sera le visage même des temps qui changent. En collaboration avec sa complice Madeline Ivalu, Marie-Hélène Cousineau propose une adaptation à la fois sobre et romanesque de l’œuvre de Gabrielle Roy. Un portrait de femme poignant, teinté d’indépendance, mais aussi de sacrifices. Tiraillée malgré elle entre tradition et modernité, entre son identité profonde et l’assimilation forcée à une société qui ne lui ressemble pas, Elsa trace son chemin de façon exemplaire. Sa résistance immuable est à l’image de la nature, éternelle et pourtant sans repos…

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Cycle « Voleuses de feu »

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Samedi 20 juin 2020 à 16h

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« Où sont les femmes d’antan ? ». Depuis trois ans, nous tentons de faire découvrir ou redécouvrir celles qui par leurs écrits ont participé à notre vie littéraire, culturelle et intellectuelle mais dont l’existence et l’œuvre ont souvent été négligées ou effacées.

« Une héroïne romantique en Russie » 

Qui se souvient aujourd’hui de Pauline Guèble dont le destin extraordinaire fascina en son temps Doistoïevsky et Dumas ? Il fallait l’insatiable curiosité et le talent d’Irène Frain pour faire revivre et animer la silhouette de cette jeune lorraine promise à une existence médiocre et qui par amour brava les éléments, brava le tsar pour suivre son amant jusqu’aux confins de la Sibérie. Un récit palpitant et émouvant comme aux plus grandes heures du Romantisme européen !

Rencontre avec Irène Frain autour de Je te suivrai en Sibérie (Ed. Paulsen, 2019).

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Vendredi 28 août 2020 à 21h

La maison de Colette

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Les films qui constituent ce cycle sont précédés d’une présentation et suivis d’un échange avec avec le public par Axel Rabourdin, professeur agrégé en classes préparatoires littéraires, spécialiste de l’histoire du cinéma.

Lola Montès (1955)

D’après le roman de Cécil Saint-Jacques (Jacques Laurent). Avec Martin Carol, Peter Ustinov, Anton Walbrock…

A la Nouvelle-Orléans, au milieu du XIXème siècle, un cirque gigantesque donne en représentation la vie scandaleuse de Lola Montès, alias comtesse de Landsfeld. Répondant aux questions les plus indiscrètes du public, sous la direction de son manager habillé en Monsieur Loyal, elle est contrainte de raconter dans quelles conditions elle a refusé pour époux le vieillard qu’on lui destinait, préférant s’enfuir avec le jeune amant de sa mère et comment, passant de lui à d’autres, elle connut des hommes célèbres, tels que Liszt, achevant sa prodigieuse et scandaleuse carrière en qualité de maîtresse attitrée de Louis II, roi de Bavière.

 

 

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Decouvrir le Puisaye

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Musée Conservatoire

des Arts de la forge

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C’est au cœur du village de St Sauveur en Puisaye, qu’un nouveau battement de vie (celui du marteau sur l’enclume) rythme la place du marché. En effet, la jeune association « Les Arts de de la Forge » a ouvert son musée :

Un temple vivant, voulu comme, dédié à l’histoire, aux techniques, aux métiers, et aux démonstrations de forge.

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Parc de Boutissaint

A quelques kilomètres de Saint-Sauveur-en-Puisaye, un parc de plusieurs dizaines d’hectares au coeur de la forêt où petits et grands pourront découvrir de nombreux animaux en liberté ou en enclos.

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Château de Ratilly

On croirait le château de Ratilly sorti d’un conte de fée. Haut lieu de la création artistique en Puisaye, le château accueille chaque année de nombreux stages de poterie et de musique ainsi que des expositions artistiques de grande qualité.

https://www.chateauderatilly.fr/

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Saint-Amand-en-Puisaye

Terre potière, la Puisaye accueille depuis longtemps des artisans de grands talents. Vous pouvez découvrir dans le village de Saint-Amand-en-Puisaye près d’une centaine d’entre eux. Des créations les plus contemporaines aux plus traditionnelles. Des matières, des couleurs qui vous feront rêver.

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Musée de la Vannerie

Installée en Puisaye, l’artiste Hélène Lawson, fascinée par le tressage d’objets divers, parfois trouvés au bout du monde, a réuni une impressionnante collection de plus de 300 vanneries et tissages indigo. Regroupées dans le pressoir de la cidrerie de Dracy, qu’elle restaure depuis 25 ans, ces pièces ont toutes des origines différentes : balais venus du Japon ou de Bali, paniers du Gabon, hotte bourguignonne, objets rituels…

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Musée d’Art et d’Histoire de Puisaye

Le Musée d’Art et d’Histoire de Puisaye vous accueille au cœur de la Puisaye à Villiers Saint Benoit. Vous serez surpris de découvrir, au centre du bourg, dans le cadre d’une belle maison bourgeoise du XVIIIème siècle, un musée rénové et réaménagé, d’aspect contemporain.

Ce Musée vous fera découvrir l’âme de la Puisaye : l’Histoire de la Puisaye y est partout présente à travers les collections présentées :
– l’Habitat rural poyaudin : une large place est réservée à l’habitat traditionnel local avec la reconstitution de la cuisine et de la bibliothèque – présentée comme le cabinet d’un érudit – d’une demeure bourgeoise du XIXème siècle (mobilier et ustensiles d’époque).
– présentés en vitrines les Grès bleus de Puisaye (Bleus de Saint Vérain), grès culinaires et faïences utiles ou décoratives témoignent de la tradition potière et de l’importance du travail de la terre en Puisaye.
– le Statuaire : la salle des Sculptures, de bois ou de pierre, regroupe des œuvres issues d’édifices religieux de Bourgogne.
– le Musée s’ouvre également aux expositions temporaires et aux animations : ateliers d’art plastique (dessin, peinture, modelage).

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Visite Guidée

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UNE GRANDE MAISON BOURGEOISE

Avec son toit d’ardoise – comme le château de Saint-Sauveur – et non de tuiles, la grande maison des Colette se distingue des autres maisons du village. Vaste, coiffée d’un grenier avec des communs et des caves, elle compte 13 pièces. Le Capitaine y exercera un temps son rôle de percepteur dans ce qui était la salle à manger. L’aménagement est celui d’une maison de bourgeois cultivés : un vestibule au décor de fausses pierres de taille, au sol de dallage à cabochons ; des murs recouverts de papier-peint au-dessus de boiseries basses, des cheminées de marbre, des plinthes peintes en faux marbres, des parquets de chêne, une bibliothèque richement pourvue. Colette évoquera avec beaucoup de nostalgie le décor de son enfance. Mieux, elle en fera un personnage principal de son oeuvre.

UN PARADIS BRUTALEMENT PERDU

 Au 8 rue de l’Hospice, Colette passe les dix-huit premières années de sa vie. Ce paradis de l’enfance, Colette va devoir le quitter à jamais en 1891, en raison des difficultés financières de la famille. En 1884, le mariage de Juliette Robineau-Duclos (sa demi-sœur aînée) avec le docteur Roché, sonne le début des ennuis. Juliette réclame le partage des biens de la succession Robineau-Duclos, mais cet argent, dépensé ou mal géré, ne peut lui être versé qu’au prix de ventes de terres et d’emprunts qui bientôt conduisent à la ruine de la famille Colette.  Endettés, ayant vendu peu à peu les terres héritées par Sido, et ne disposant que de la maigre pension du Capitaine (ce dernier ayant abandonné son poste de percepteur pour se lancer sans succès dans la politique), ils quittent Saint-Sauveur, un an après avoir vendu une partie des meubles et des livres de la bibliothèque du Capitaine. Même si Colette se montre, plus tard, prompte à évoquer ses souvenirs d’enfance, elle n’évoquera jamais cet épisode de sa vie.

Ruinés, déclassés, les Colette s’installent en 1891 à Châtillon-Coligny, dans le Loiret, à 40 km de Saint-Sauveur, là où Achille, le fils aîné, est désormais médecin. Mais quel avenir pour Colette, jeune fille, belle, intelligente, mais sans dot ? Henry Gauthier-Villars, alias Willy, journaliste très en vue, critique musical redouté et écrivain par procuration (puisqu’il signe des livres écrits par d’autres), sera sa planche de salut. Au mois de mai 1893 Gabrielle Colette épouse Willy et quitte sa famille pour aller habiter Paris.

UN PERSONNAGE LITTERAIRE A PART ENTIERE

Devenue écrivain(e) sans l’avoir voulu – c’est du moins ce qu’elle a prétendu -, Colette fit de sa maison et de son pays natal un thème récurrent de son oeuvre. De son premier roman, Claudine à l’école, paru en 1900, à Ces dames anciennes, le dernier texte publié, en 1954, année de sa mort, en passant par La Maison de Claudine (1922) et Sido (1930) la maison de Saint-Sauveur-en-Puisaye est devenue un véritable rouage de la création littéraire. Pas ou peu d’équivalent dans l’histoire de la littérature française à cet écrivain qui a consacré autant de pages, autant d’énergie créatrice à recomposer par l’imagination un lieu de vie. La couleur et le motif d’un papier peint, le détail d’une gravure, la forme d’un objet, pièce après pièce, jardin après jardin, Colette aura pendant près d’un demi-siècle cherché à recréer par l’écriture le paradis qu’on lui avait volé à l’âge de dix-huit ans.

MAISON ET JARDINS REVIVENT

En 2016, cinq ans après son rachat par l’Association « La Maison de Colette » et à l’issue d’un lourd chantier de réhabilitation et de restitution, la demeure natale de l’écrivaine, à Saint-Sauveur-en-Puisaye dans l’Yonne, a ouvert ses portes au public. « La grande maison grave et revêche » où Colette passa les 18 premières années de sa vie, et qu’elle retrouve à l’âge de 50 ans, n’est revêche qu’en apparence.

Sous ses allures bourgeoises, elle est vibrante des moments heureux de l’enfance et de l’adolescence de Colette. C’est un cocon si plein de sensations que Colette n’en a jamais fini de l’évoquer par pans, par touches, recomposant au fil de son œuvre le cadre bienveillant du paradis de sa jeunesse.

Une maison d’écrivain, pas un musée : aujourd’hui le public est invité dans une maison bourgeoise de la seconde moitié du XIXe siècle, comme si ses occupants y vivaient toujours, sans barrière ni dispositif muséographique contemporain.

La Maison de Colette se visite comme on tourne les pages d’un livre. Une « maison-livre » donc pour reprendre l’expression du journaliste et romancier Jérôme Garcin et qui garde encore intact sa poésie et sa force d’inspiration.

Maison de Colette, Bibliothèque du Capitaine, Crédit photo Nicolas Castets

« Un lieu magique. Une prévenance historique admirable. L’argent des donateurs a été employé d’une manière absolument magnifique, tout dans la précision. Je suis impressionné et enthousiaste. C’est formidable. » (Bernard Pivot, L’Yonne républicaine, 21 mai 2016)

« Impressionnant de vérité. » (TF1, JT 13h)

« Une rénovation exceptionnelle. Un chantier marqué par l’excellence. » (Sophie Giagnoni, Art et Décoration)

« Véritable personnage des romans de Colette, la demeure de son enfance à Saint-Sauveur-en-Puisaye ressurgit inchangée sous nos yeux émerveillés grâce à la foi militante d’une poignée de passionnés. L’on ne sait ce qu’il faut admirer le plus. Le charme renaissant de cette demeure de la moyenne bourgeoisie de la fin du XIXe siècle ? Ou la passion, la foi, la persévérance, le bon goût, la science et la délicatesse de ceux qui ont pris en main les destinées de la Maison de Colette et de ceux qui ont œuvré à sa restauration scrupuleuse en recomposant cet univers provincial si paisible, si frais, si modeste, mais aussi infiniment attachant ? » (Raphaël de Gubernatis, L’Obs)

« Cette maison abrite un pan majuscule du patrimoine littéraire français et il a fallu six ans de combat – le mot n’est pas forcé -, pour que l’association La Maison de Colette la ramène à la vie. Pour de vrai. Sans l’écho glacial des maisons musées qu’on visite en chuchotant. Non, une maison à vivre, une maison où l’on cause, on pense, on apprend. Hier, la porte nous a été ouverte. Et promis, Colette était là. Rien n’a changé. « J’appartiens à un pays que j’ai quitté », écrivait-elle. Elle est revenue. Chez elle. A la maison. Il était temps. » (Stéphane Vergeade, L’Yonne républicaine)

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