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Le Boudoir Littéraire et thèâtral  la plume et l'encrier

Apollinaire vie et oeuvre

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Amazon.fr - Guillaume Apollinaire - AUGUSTIN, Marion - Livres

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Célèbre poète du XXe siècle, Guillaume Apollinaire est né à Rome le 25 août 1880. C’est en France, à Paris, qu’il s’est éteint le 9 novembre 1918. Il a marqué son époque en ouvrant une nouvelle voie poétique. Qui est cet homme ?

L’HISTOIRE D’UN GRAND POÈTE FRANÇAIS

guillaume apollinaire

Guillaume Apollinaire, de son vrai nom Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzky, est né à Rome, en Italie. Sa mère était Polonaise, et son père inconnu, probablement un officier italien. En 1901, il s’engagea comme précepteur en Allemagne, et tomba amoureux d’une jeune gouvernante qui refusa ses avances. La douleur de ce rejet marqua ses premiers poèmes. Sa maîtrise de langue française était naturelle, rapide et stupéfiante. Il jouait peut-être même au Scrabble.

Il rentra à Paris en 1902 et publia un premier conte appelé « L’Hérésiarque » dans « La Revue blanche ». Il le signa « Guillaume Apollinaire ». Dès lors, il multiplia les publications de poèmes et de contes dans plusieurs revues. Son nom se fit doucement connaître. L’artiste et poète devint l’ami de Pablo Picasso, et suivit avec beaucoup d’intérêt l’évolution du mouvement cubiste. C’est en 1913 qu’il publia « Peintres cubistes », mais aussi un premier recueil « Alcools », dans lequel il choisit d’intégrer plusieurs poèmes rédigés depuis plusieurs années. Il a même réussi à placer une anagramme dans certains poèmes.

En 1914, au début de la Première Guerre mondiale, Guillaume Apollinaire souhaita s’engager dans les forces françaises. Seulement, il ne possédait pas encore la nationalité française : il devait donc être naturalisé. Il intégra tout de même l’artillerie en décembre de la même année et poursuivit ses écrits malgré la guerre. Après un transfert dans l’infanterie en 1915, il devint officiellement Français en 1916. Quelques jours après sa naturalisation, un éclat d’obus le blessa et le poussa à rentrer à Paris pour être soigné. À la suite de plusieurs mois de convalescence, il reprit ses écrits et inventa un terme aujourd’hui ancré dans la langue française : surréalisme. Ce terme marqua l’histoire de l’art français, et fit de Guillaume Apollinaire un précurseur du mouvement éponyme.

C’est en 1918 que Guillaume Apollinaire publia son second recueil de poèmes baptisé « Calligrammes », seulement quelques mois avant sa mort causée par la grippe espagnole. Aujourd’hui, il repose au célèbre cimetière parisien du Père-Lachaise, parmi d’autres grands noms de la poésie.

UN POÈTE QUI MARQUA SON ÉPOQUE

apollinaire

Guillaume Apollinaire a marqué son époque, malgré une vie écourtée par la maladie. La première utilisation du terme « surréalisme » fut trouvée dans un courrier adressé à Paul Dermée, un poète et écrivain belge, en mars 1917. Cette même année, il intégra ce nouveau mot dans une pièce de théâtre de sa création : les mamelles de Tirésias. Ce drame se composait de deux actes et d’un prologue. Mais il est à noter que le terme « surréalisme » a connu une popularité aussi vive que rapide avant de constituer un courant artistique à part entière.

À partir d’une simple lettre, Guillaume Apollinaire a généré un élan artistique important en France, et est parvenu à marquer son époque.

Dans sa jeunesse, Guillaume Apollinaire fut influencé par la poésie symboliste. Les jeunes poètes l’admiraient déjà de son vivant, et formèrent par la suite le noyau du surréalisme. Guillaume Apollinaire révéla très tôt son originalité qu’il préserva de l’influence de l’école. Cette particularité fit de lui un des précurseurs de la révolution littéraire qui survint au début du XXe siècle. Pour lui, la création doit provenir de l’imagination et de l’intuition, non pas d’une théorie. La création se rapproche donc de la vie et de la nature.

La nature fut une grande source d’inspiration pour Guillaume Apollinaire, qui ne tenta pas de l’imiter, mais de la redessiner avec son propre point de vue. Il parla d’un nouveau lyrisme, et il exclut toute manifestation de l’intervention d’une quelconque intelligence dans ses écrits. Sa maîtrise des mots se distinguait par un subtil flou entre la tradition et la modernité. Pour lui, il n’est pas question de se tourner vers le passé ou l’avenir, mais de suivre le mouvement du temps. De son temps.

Guillaume Apollinaire a souvent prôné un renouvellement formel constant. Pour lui, la poésie et l’art sont des moyens de communiquer ses expériences au reste du monde. Il rêvait de former un mouvement poétique général et sans école à une période où les arts connaissaient un renouveau. Il se lia d’amitié avec des artistes diverses, et soutint chaque parcours artistique.

plaque commemorative guillaume apollinaire

Il a fait de la création son moteur, même durant les sombres années de la Première Guerre mondiale et de ses horreurs. Son amour pour la France le conduisit à la défendre durant ce conflit de grande envergure, mais il n’arrêta jamais d’écrire.

C’est finalement la maladie qui l’emporta à Paris, vers la fin de l’année 1918. Mais les travaux et l’héritage de Guillaume Apollinaire ont perduré au fil des décennies, et ce depuis maintenant plus d’un siècle.

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25 août 1880
Naissance à Rome de Guglielmo Alberto Wladimiro Alessandro Apollinare de Kostrowitzky, fils d'Angelica de Kostrowitzky et de père inconnu. La paternité traditionnellement attribuée à Francesco d'Aspermont ne repose sur aucune certitude.

Guillaume_et_Albert_enfants 18 juin 1882
Naissance à Rome d'Alberto Eugenio Giovanni, demi-frère de Guillaume.

1881 - 1887
Angelica et ses fils vivent en Italie. Vers 1883 - 1884, la famille est à Bologne. Guillaume apprend à lire et à écrire en italien; sa mère lui parle polonais et italien.

1887
La famille s'installe à Monaco dans des conditions difficiles. Angelica, fichée comme "femme galante" par la police, gagne probablement sa vie comme entraîneuse de casino sous le nom d'Olga de Kostrowitzky.

1888 - 1895
Les deux frères sont élèves au collège Saint-Charles de Monaco. Wilhelm se lie avec James Onimus, Louis de Gonzague Frick et René Dupuy, le futur René Dalize. Il s'essaie à l'écriture dès la 6e.

1896-1898
Après quelques mois au collège Stanislas de Cannes, Wilhelm fait sa rhétorique au lycée de Nice, où il se lie avec Toussaint Luca. Il écrit des poèmes sous le pseudonyme de Guillaume Macabre. En 1897, il échoue au baccalauréat et ne se représente pas. Il fréquente la bibliothèque de Nice, lit beaucoup et veut devenir journaliste. De sensibilité anarchiste, il s'affirme dreyfusard.

  L'hotel_Mal_AimeL'hotel_Mal_Aime 1899
Après un passage par Aix-les-Bains et Lyon, Angelica s'installe à Paris avec ses fils et son compagnon Jules Weil, rencontré deux ans auparavant. La vie est difficile. Wilhelm, qui fréquente la bibliothèque Mazarine et fouille les boîtes des bouquinistes, trouve son pseudonyme définitif: Guillaume Apollinaire.

En juillet, Angelica est à Spa en Belgique; elle ne tarde pas à rentrer à Paris en laissant ses fils dans la bourgade de Stavelot. Cette étape, capitale pour Apollinaire, féconde durablement son inspiration. Il s'éprend de Maria Dubois ("Mareye"), ébauche le conte Que vlo-ve? et L'Enchanteur pourrissant. Début octobre, les deux frères quittent leur hôtel à la cloche de bois.

1900
La vie à Paris est précaire. Apollinaire, qui apprend la sténo, fréquente assidûment les bibliothèques et sert de nègre à l'avocat bohème Esnard, qui publie le roman-feuilleton Que faire? dans Le Matin.

Annie_Playden 1901 - 1902
Apollinaire collabore à Tabarin, hebdomadaire satirique de Montmartre. Il publie ses trois premiers poèmes signés Wilhelm Kostrowiztky, dans la revue La Grande France. Il aime sans retour Linda Molina da Silva, sœur d'un de ses amis, et lui adresse des poèmes.

En mai 1901, il est engagé par Madame de Milhau, aristocrate allemande veuve d'un comte français, comme précepteur de sa fille Gabrielle. Fin août, il l'accompagne en Rhénanie où elle a des terres. Il ne tarde pas à s'éprendre de la gouvernante anglaise Annie Playden. Résidant à Neu Glück, près d'Oberpleis, puis à Honnef, il visite la région.

En 1902, il accompagne la famille de Milhau à travers l'Allemagne: Cologne, Hanovre, Berlin, Dresde, Munich. Il visite seul Prague et Vienne. La Rhénanie et l'Allemagne lui inspirent poèmes, contes et articles, dont il se servira de retour en France. Annie l'ayant définitivement éconduit après l'avoir longtemps encouragé, il rentre fin août. À l'automne, il commence à collaborer à l'hebdomadaire L'Européen; la Revue blanche publie des contes signés Guillaume Apollinaire.

1903
Le 18 avril, il assiste au caveau du Soleil d'or à une soirée de la revue La Plume et rencontre Alfred Jarry et André Salmon. Avec ce dernier, il fonde en novembre sa propre revue le Festin d'Ésope, qui s'arrêtera en août 1904 après 9 numéros.

Il gagne sa vie comme employé de banque. En novembre, alors qu'il a déjà ébauché ce qui deviendra «La Chanson du mal aimé», il se rend à Londres pour convaincre Annie, laquelle lui laisse quelque espoir.

1904
Sa mère s'étant installée au Vésinet, Apollinaire, qui n'a pas encore de logement personnel, partage son temps entre Paris et les bords de Seine, où il rencontre Derain et de Vlaminck qui peignent ensemble depuis 1900. En mai, il retourne à Londres auprès d'Annie et s'en revient rassuré.

Le_Lapin_Agile 1905
En janvier, il rencontre Picasso et devient un hôte assidu du Bateau-Lavoir. Il y fait la connaissance de Max Jacob. Article sur Picasso dans La Plume.

Annie ayant définitivement quitté l'Angleterre pour les Etats-Unis. Apollinaire reprend et achève «La Chanson du mal aimé». À la fin de l'année, quatre de ses poèmes paraissent dans Vers et prose, la revue de Paul Fort. À partir de septembre, il travaille dans une banque.

1906
Année difficile. Il peine à écrire et regrette Annie. Il fréquente Jean Moréas, Mécislas Golberg et Paul Fort. Il rédige Les onze mille Verges qu'il publie sans nom d'auteur début 1907.

Angelique_de_Kostrowitzky 1907
Louis de Gonzague Frick lui ouvre les pages de La Phalange dirigée par Jean Royère. Il quitte le domicile de sa mère au Vésinet et s'installe seul rue Henner, au pied de la butte Montmartre. Sa rencontre avec Marie Laurencin ouvre une période de renouveau créateur dont témoignent des poèmes comme «Le Brasier» et «Les Fiançailles». Il publie plusieurs contes, poèmes. Article sur Matisse dans La Phalange.

1908
Il décide de vivre de sa plume: il passe un contrat avec La Bibliothèque des Curieux (édition des classiques de l'érotologie pour les collections «Les Maîtres de l'amour» et «Le Coffret du bibliophile»; 1ère publication sur Sade en 1909); il tient une chronique des romans à La Phalange; il fait des conférences. Il commence à se faire connaître comme critique d'art en écrivant sur Braque et le Douanier Rousseau. Il se rapproche momentanément de Georges Duhamel d'une part, d'autre part de Jules Romains.

 

Marie_Laurencin 1909
Il s'installe à Auteuil pour se rapprocher de Marie Laurencin. Il prononce plusieurs conférences défendant les poètes nouveaux. Des poèmes majeurs paraissent, dont «La Chanson du mal aimé» dans le Mercure de France en mai. Il tient la rubrique de «La Littérature féminine» dans la revue Les Marges sous le masque de Louise Lalanne. Novembre: parution de son premier livre, L'Enchanteur pourrissant, illustré de bois d'André Derain.

1910
Chroniqueur à La Démocratie sociale, il collabore à Paris-Journal et tient la rubrique «La Vie artistique» de L'Intransigeant. En octobre, il publie un recueil de contes L'Hérésiarque et Cie, qui manque de peu le Prix Goncourt.

Apollinaire_a_la_Sante 1911
En mars, le premier recueil poétique, Le Bestiaire ou cortège d'Orphée, illustré de gravures sur bois de Raoul Dufy (dont plusieurs poèmes seront mis en musique par Francis Poulenc après la Grande Guerre) paraît.

Du 7 au 12 septembre, accusé de complicité de vol dans l'affaire des statuettes ibériques dérobées au Louvre par son ami belge Géry Piéret, il est incarcéré à la Santé, où il écrit les poèmes qui prendront place dans Alcools sous le titre «À la Santé». Soutenu par ses amis et attaqué par la presse xénophobe, il est finalement mis hors de cause.
Apollinaire à la Santé: une promenade virtuelle.


 

Le_pont_Mirabeau 1912
Ses amis (Billy, Tudesq, Salmon et Dalize) l'aident à fonder une nouvelle revue, Les Soirées de Paris. Il poursuit ses activités de critique d'art en défendant les cubistes.

En juin, Marie Laurencin («Marie») le quitte après 5 ans d'une liaison orageuse. Apollinaire écrit «Le Pont Mirabeau».

À l'automne, il rencontre Blaise Cendrars, récemment revenu à Paris, qui lui a envoyé son poème «Les Pâques à New-York».

 

Apollinaire_a_202_Boulevard_St_Germain 1913
Le premier janvier, Apollinaire s'installe au 202, Boulevard Saint Germain, son dernier domicile.

En mars, il publie les Méditations esthétiques. Les peintres cubistes.

En avril, il publie Alcools, sélection concertée de sa production poétique de 1898 à 1913. En corrigeant les épreuves, il avait supprimé toute la ponctuation et changé le titre initial, Eau de vie, en Alcools, plus riche et plus insolite.

Son Antitradition futuriste. Manifeste-synthèse daté du 29 juin est un geste ambigu de rapprochement avec l'avant-garde italienne.

En novembre, le n° 18 des Soirées de Paris inaugure la nouvelle série de la revue: reprise par le peintre Serge Férat et sa cousine, peintre et écrivain, Hélène d'Œttingen, dirigée par Apollinaire, elle prend un tournant résolument moderne.

 

Lou_Louise_de_Coligny_Chatillon 1914
Polémiques avec Henri-Martin Barzun sur le simultanéisme.

En mars, L'Intransigeant lui ôte sa rubrique artistique en lui reprochant de prendre trop vivement le parti du cubisme.

En juin, «Lettre-Océan», le premier «idéogramme lyrique», est publié dans Les Soirées de Paris. Mariage de Marie Laurencin avec un peintre allemand.

Le 1er août, Apollinaire et Rouveyre rentrent précipitamment de Deauville où ils étaient chargés de couvrir la «saison». Ils se font photographier boulevard Poissonnière.

Le 10 août, Apollinaire dépose une demande d'engagement volontaire assortie d'une demande de naturalisation; elle sera provisoirement rejetée.

En septembre, à Nice depuis le début du mois, il rencontre Louise de Coligny-Châtillon le 27, la courtise sans la vaincre, lui envoie des poèmes et la renomme Lou («Je pense à toi»).

Le 4 décembre, il signe son engagement pour la durée de la guerre.

Le 6 décembre, il arrive au 38e Régiment d'artillerie de Campagne de Nîmes. Lou (Poèmes à LouLettres à Lou) le rejoint le 7 pour une semaine de passion.

 

Madeleine_Pages 1915
Le 2 janvier, Apollinaire rencontre Madeleine Pagès («Pour Madeleine seule») dans le train de Nice à Marseille.

Les 27 et 28 mars, il passe sa troisième et dernière permission auprès de Lou. C'est la rupture définitive mais les amants promettent de rester amis.

Le 4 avril, il part pour le front.

Le 6 avril, il arrive dans le secteur de Beaumont-sur-Vesles / Courmelois.

Le 17 juin, le recueil, Case d'armons est imprimé.

En août, il commence à échanger des lettres avec une jeune poétesse de Montpellier, Jeanne-Yves Blanc, sa marraine de guerre («Pour Y.B.»).

Le 1er septembre, après avoir été agent de liaison, brigadier fourrier et observateur aux lueurs, il est chef de pièce. Dans le secteur des Hurlus, il participe à la seconde offensive de Champagne qui débute le 25 septembre, au cours de laquelle Blaise Cendrars perd son bras droit.

Le 18 novembre, il est affecté au 96ème Régiment d'Infanterie sur sa demande, dans le secteur de la butte de Tahure.

Il passe les fêtes de Noël et du Jour de l'an à Oran auprès de Madeleine (Lettres à Madeleine).

 

Apollinaire_blesse 1916
Le 9 mars, il est naturalisé français par décret.

Le 14 mars, après son retour d'Oran et plusieurs semaines de manœuvres, il remonte en ligne au Bois des Buttes, au sud-est du Chemin des Dames.

Le 17 mars, il est blessé d'un éclat d'obus à la tempe droite.

Le 28 mars, il arrive au Val de Grâce à Paris. Il est transféré sur sa demande à l'hôpital italien où Serge Férat est infirmier.

Le 9 mai, il subit une trépanation visant à enlever l'hématome dû au choc de la blessure. Sa convalescence sera longue et douloureuse.

Le 17 mai, il reçoit une citation à l'ordre du régiment et la Croix de guerre.

En octobre, Apolliniare publie le Poète assassiné, recueil de contes prêt dès avant la guerre et auquel il vient d'ajouter un ultime chapitre.


La_jolie_rousse_Jacqueline_Kolb 1917
Il renoue avec les milieux artistiques et reprend ses activités littéraires et journalistiques. André Breton (qui lui écrit depuis décembre 1915) et Philippe Soupault se tournent vers lui. Pierre Reverdy le désigne comme chef de file de la jeune génération dans sa revue Nord-Sud.

Le 18 mars, il emploie publiquement l'adjectif «sur-réaliste» dans le programme du ballet Parade (SatieCocteauPicassoMassine).

Le 24 juin, première controversée de la pièce Les Mamelles de Tirésias (Apollinaire et Les Mamelles de Tirésias) au Conservatoire Maubel à Montmartre. Le lendemain, il prend ses fonctions à la Censure.

Le 26 novembre, conférence sur l'Esprit nouveau au Vieux-Colombier, lue par Pierre Bertin.

Il publie plus de poèmes que dans aucune autre année. Publication de Vitam impendere amori. Il écrit un scénario de cinéma, La Bréhatine,avec André Billy. Il rencontre Amélia, dite Jacqueline, Kolb, «la jolie rousse».

 

Tombe_d'Apollinaire_au_Pere_Lachaise

1918
En avril, il publie Calligrammes(Calligrammes). Poèmes de la paix et de la guerre 1912-1916.

Le 2 mai, mariage avec Amelia Kolb, dite Ruby, «la jolie rousse» (Calligrammes).

Le 28 juillet, il est promu lieutenant.

Le 9 novembre, il meurt à l'âge de 38 ans de la grippe espagnole dont l'épidémie ravage l'Europe. Engagé pour la durée de la guerre, il est déclaré «Mort pour la France».

Il est inhumé le 13 au Père-Lachaise.

Il laisse un opéra-bouffe Casanova (musique d'Henri Defosse), une pièce en répétition Couleur du temps, un recueil de chroniques Le Flâneur des deux rives (1919), un roman inachevé La Femme assise et le manuscrit des Diables amoureux (recueil de ses travaux pour la Bibliothèque des Curieux qui paraîtra en 1964).

 


C'est avec plaisir que nous annonçons la parution d'une nouvelle revue consacrée à Apollinaire. Depuis la disparition de Que Vlo-Ve ? en 2004, un vide se faisait sentir que cette revue se propose de combler.

Le premier numéro nous offre une heureuse surprise: la publication du premier chapitre de la biographie d'Apollinaire sur laquelle Michel Décaudin travaillait depuis de nombreuses années et que sa mort a interrompue avant son achèvement. Dans les prochains numéros, la revue continuera à publier les chapitres déjà rédigés.

Dans Apollinaire 1, on trouve également des inédits commentés par Etienne-Alain Hubert et Claude Debon ainsi qu'un complément à la bibliothèque d'Apollinaire. La revue reprend des rubriques familières aux lecteurs de Que Vlo-Ve ?: comptes rendus des parutions récentes et informations diverses. Daniel Delbreil présente l'état actuel de la recherche universitaire sur Apollinaire.

Le site Apollinaire souhaite une longue vie à cette revue qui a pour objet de poursuivre l'œuvre du regretté Michel Décaudin.

Pour vous abonner, contactez Mme Sylvie Tournadre: kalliopeia@wanadoo.fr

SOMMAIRE D'APOLLINAIRE

Sommaire d'Apollinaire 8

Sommaire d'Apollinaire 9

Sommaire d'Apollinaire 10

Sommaire d'Apollinaire 11

Sommaire d'Apollinaire 20-21

 

 

Apollinaire et les femmes:

poèmes et portraits

Mareye_Maria_Dubois

Maria Dubois (Mareye)


                                        MAREYE
 
Mareye était très douce étourdie et charmante
Moi je l'aimais d'Amour m'aimait-elle, qui sait?
Je revois parfois à la lueur tremblotante
Des lointains souvenirs cet Amour trépassé.
 
Sur ma bouche je sens celle de mon amante
Je sens ses petites mains sur mon front glacé
Ses mains dont doucement elle me caressait
Ses rares mains de sainte pâle ou bien d'infante
 
Mon amante d'antant dans quels bras t'endors-tu
Pendant l'hiver saison d'amour où les vents pleurent
Où les amants ont froid où les passants se meurent
 
Sous les tristes sapins meurent en écoutant
Les elfes rire au vent et corner aux rafales?
Songes-tu quelquefois quand les nuits sont bien pâles
Que telles nos amours sont mortes les étoiles?
 
[Poèmes inédits]

 

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Annie_Playden

Annie Playden

ANNIE
 
Sur la côte du Texas
Entre Mobile et Galveston il y a
Un grand jardin tout plein de roses
Il contient aussi une villa
Qui est une grande rose
  
Une femme se promène souvent
Dans le jardin toute seule
Et quand je passe sur la route bordée de tilleuls
Nous nous regardons
 
Comme cette femme est mennonite
Ses rosiers et ses vêtements n'ont pas de boutons
Il en manque deux à mon veston
La dame et moi suivons le même rite
[Alcools]


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LA CHANSON DU MAL AIME
[trois premières strophes]
 
Un soir de demi-brume à Londres
Un voyou qui ressemblait à
Mon amour vint à ma rencontre
Et le regard qu'il me jeta
Me fit baisser les yeux de honte
 
Je suivis ce mauvais garçon
Qui sifflotait mains dans les poches
Nous semblions entre les maisons
Onde ouverte de la mer Rouge
Lui les Hébreux moi Pharaon
 
Qui tombent ces vagues de briques
Si tu ne fus pas bien aimée
Je suis le souverain d'Egypte
Sa sœur-épouse son armée
Si tu n'es pas l'amour unique
 
[Alcools]

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Marie_Laurencin

Marie Laurencin

 
                         MARIE



 
         Vous y dansiez petite fille
         Y danserez-vous mère-grand
         C'est la maclotte qui sautille
         Toutes les cloches sonneront
         Quand donc reviendrez-vous Marie
 
         Les masques sont silencieux
         Et la musique est si lointaine
         Qu'elle semble venir des cieux
Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
         Et mon mal est délicieux
 
         Les brebis s'en vont dans la neige
         Flocons de laine et ceux d'argent
         Des soldats passent et que n'ai-je
         Un cœur moi ce cœur changeant
         Changeant et puis encor que sais-je
 
         Sais-je où s'en iront tes cheveux
         Crépus comme mer qui moutonne
         Sais-je où s'en iront tes cheveux
         Et tes mains feuilles d'automne
         Qui jonchent aussi nos aveux
 
         Je passais au bord de la Seine
         Un livre ancien sous le bras
         Le fleuve est pareil à ma peine
         Il s'écoule et ne tarit pas
         Quand donc finira la semaine

[Alcools]
Tape_bulletApollinaire dit Marie

 


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Tape_bulletApollinaire dit
Le Pont Mirabeau

 


 

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Lou_Louise_de_Coligny_Chatillon

Louise de Coligny-Châtillon (Lou)

 
Je pense à toi mon Lou ton cœur est ma caserne
Mes sens sont tes chevaux ton souvenir est ma luzerne
 
Le ciel est plein ce soir de sabres d'éperons
Les canonniers s'en vont dans l'ombre lourds et prompts
 
Mais près de toi je vois sans cesse ton image
Ta bouche est la blessure ardente du courage
 
Nos fanfares éclatent dans la nuit comme ta voix
Quand je suis à cheval tu trottes près de moi
 
Nos 75 sont gracieux comme ton corps
Et tes cheveux sont fauves comme le feu d'un obus
qui éclate au nord
 
Je t'aime tes mains et mes souvenirs
Font sonner à toute heure une heureuse fanfare
Des soleils tour à tour se prennent à hennir
Nous sommes les bat-flanc sur qui ruent les étoiles



 
               [Poèmes à Lou]











 


 

Madeleine_Pages

Madeleine Pagès


POUR MADELEINE SEULE

Lune candide vous brillez moins que les hanches
                    De mon amour
Aubes que j'admire vous êtes moins blanches
                    Aubes que chaque jour
J'admire ô hanches si blanches
Il y a le reflet de votre blancheur
Au fond de cet aluminium
Dont on fait des bagues
Dans cette zone où règne la blancheur
                    O hanches si blanches



 
                    [Poèmes à Madeleine]

 


 

La_jolie_rousse_Jacqueline_Kolb

Jacqueline Kolb
(la jolie rousse)


LA JOLIE ROUSSE

 
Me voici devant tous un homme plein de sens
Connaissant la vie et de la mort ce qu'un vivant peut connaître
Ayant éprouvé les douleurs et les joies de l'amour
Ayant su quelquefois imposer ses idées
Connaissant plusieurs langages
Ayant pas mal voyagé
Ayant vu la guerre dans l'Artillerie et l'Infanterie
Blessé à la tête trépané sous le chloroforme
Ayant perdu ses meilleurs amis dans l'effroyable lutte
Je sais d'ancien et de nouveau autant qu'un homme seul
    pourrait des deux savoir
Et sans m'inquiéter aujourd'hui de cette querre
Entre nous et pour nous mes amis
Je juge cette longue querelle de la tradition et de l'invention
               De l'Ordre et de l'Aventure
 
Vous dont la bouche est faite à l'image de celle de Dieu
Bouche qui est l'ordre même
Soyez indulgents quand vous nous comparez
A ceux qui furent la perfection de l'ordre
Nous qui quêtons partout l'aventure
 
Nous ne sommes pas vos ennemis
Nous voulons vous donner de vastes et étranges domaines
Où le mystère en fleurs s'offre à qui veut le cueillir
Il y a là des feux nouveaux des couleurs jamais vues
Mille phantasmes impondérables
Auxquels il faut donner de la réalité
Nous voulons explorer la bonté contrée énorme où tout se tait
Il y a aussi le temps qu'on peut chasser ou faire revenir
Pitié pour nous qui combattons toujours aux frontières
De l'illimité et de l'avenir
Pitié pour nos erreurs pitié pour nos péchés
 
Voici que vient l'été la saison violente
Et ma jeunesse est morte ainsi que le printemps
O Soleil c'est le temps de la Raison ardente
                             Et j'attends
Pour la suivre toujours la forme noble et douce
Qu'elle prend afin que je l'aime seulement
Elle vient et m'attire ainsi qu'un fer l'aimant
                 Elle a l'aspect charmant
                 D'une adorable rousse
 
Ses cheveux sont d'or on dirait
Un bel éclair qui durerait
Ou ces flammes qui se pavanent
Dans les rose-thé qui se fanent
 
Mais riez riez de moi
Hommes de partout surtout gens d'ici
Car il y a tant de choses que je n'ose vous dire
Tant de choses que vous ne me laisseriez pas dire
Ayez pitié de moi
[Calligrammes]













































 


 

La_Marraine_Yves_Blanc

La marraine de guerre
(Jeanne-Yves Blanc)



                                   POUR Y. B.
 
Bien qu'il me vienne en août votre quatrain d'avril
M'a gardé de tout mal et de toute blessure
Votre douceur me suit durant mon aventure
Au long de cet an sombre ainsi que fut l'an mil
 
Je vous remercierai s'il se peut je l'assure
Quand nous aurons vaincu le Boche lâche et vil
Dont la vertu française a ressenti l'injure



 
                                   [Poèmes à la marraine]

 

 


 

 

Baroque_rule

Portraits du poète

Metallic_bulletHenri Frick
Metallic_bulletRouveyre
Metallic_bulletJacques Dyssord

 

Apollinaire_par_Jacques_Dyssord    

par Jacques Dyssord

M. Olivier Moreau de Bellaing nous a gracieusement donné l'autorisation d'afficher ce portrait d'Apollinaire dessiné par son oncle, Jacques Dyssord (Edouard Moreau de Bellaing).

 

Apollinaire_par_Andre_Rouveyre     

par Rouveyre (voir le film avec Apollinaire)

Apollinaire_par_Henri_Frick  par Henri Frick

 

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Bonjour Monsieur Apollinaire

Promenade dans le Paris d'Apollinaire

bouton_prochainPromenade interactive

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Apollinaire: son et Lumière

Apollinaire enregistré et filmé en 1914.

Tape_bulletApollinaire dit Le pont Mirabeau.

            Patientez, s'il vous plaît,

le temps de téléchargement est assez long.

Tape_bulletApollinaire dit Marie.

Tape_bullet Apollinaire en film.


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Oeuvres poétiques

  1. En volumes séparés

    metallic_bulletLe Bestiaire ou cortège d'Orphée, Paris, Deplanche, 1911.

    • Paris, La Sirène, 1919.
    • Monte-Carlo, Les Fermiers généraux, Éditions du Cap, 1956.
    • Alcools suivi de Le Bestiaire et Vitam impedere amori, Paris, Gallimard, «Poésie», 1969.

    Amazon.fr - Alcools - Apollinaire, Guillaume, Purnelle, Gérald ...

     

    metallic_bulletAlcools, Paris, Mercure de France, 1913.

    • Paris, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1920.
    • Paris, Club du Meilleur Livre, 1953.
    • Paris, Gallimard, «Poésie», 1969.
    • AlcoolsCalligrammes, Imprimerie Nationale, 1991.
    • Collection Garnier-Flammarion, édition, présentation et dossier par Gérald Purnelle, président de l'Association Internationale des Amis de Guillaume Apollinaire, 2013. ISBN-10: 2081282615 ISBN-13: 978-2081282612.

     

    metallic_bulletVitam Impendere Amori, Paris, Mercure de France, 1917.

    • Alcools suivi de Le Bestiaire et Vitam impedere amori, Paris, Gallimard, «Poésie», 1969.

    Livres anciens et modernes | Vente n°1283 | Lot n°76 | Artcurial

     

    metallic_bullet Calligrammes, Paris, Mercure de France, 1918.

    • Paris, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1925.
    • Paris, Club du Meilleur Livre, 1955.
    • Paris, Gallimard, «Poésie», 1966.
    • AlcoolsCalligrammes, Imprimerie Nationale, 1991.
    • Si je mourais là-bas, Poèmes de la Grande Guerre, Images d'Olivier Charpentier, Préface de Jean Rouaud, Editions Complexe, coll. La Plume et le pinceau, 2006, 112 p.
    • Collection Garnier-Flammarion, édition, présentation et dossier par Gérald Purnelle, président de l'Association Internationale des Amis de Guillaume Apollinaire, 2013. ISBN-10: 2081282623 ISBN-13: 978-2081282629.
    • Poèmes en Guerre. Édition établie par Claude Debon. Les presses du réel, 2018. 
    •  

    metallic_bullet Il y a, Paris, Messein, 1925.

    • Poèmes à Lou, précédé de Il y a, Paris, Gallimard, «Poésie», 1969.

     

    metallic_bullet Le Guetteur mélancolique, Paris, Gallimard, N.R.F., 1952.

    • Le Guetteur mélancolique suivi de Poèmes retrouvés, Paris, Gallimard, «Poésie», 1970.

     

    metallic_bullet Poèmes à Lou, 1ère édition sous le titre Ombre de mon amour, Vésenaz près Genève, Pierre Cailler, 1947.

    • Poèmes à Lou, Genève, Pierre Cailler, 1955.
    • Poèmes à Lou, précédé de Il y a, Paris, Gallimard, «Poésie», 1969.
    • Poèmes à Lou de G. Apollinaire, commentaire de L. Campa, Gallimard, Foliothèque, 2005
    • Je pense à toi mon Lou. Poèmes et lettres d'Apollinaire à Lou, Paris, Textuel, 2007.

     

    metallic_bullet «Les Soupirs des vierges», poème inédit, in Fables pour le cœur offertes à Pierre Caizergues, aux Éditions Fata Morgana, 2005, p. 17. [il s'agit d'un poème de jeunesse qui annonce «Crépuscule »].

    metallic_bullet «Marguerite» et «Antoine-Marguerite», acrostiches de jeunesse retrouvés, revue Mémoires des Hautes Ardennes, décembre 2006.

  2. En œuvres complètes

    metallic_bullet Œuvres complètes. Édition établie sous la direction de Michel Décaudin, préface de Max-Pol Fouchet, introduction et notes de Michel Décaudin, iconographie établie par Marcel Adéma. Paris, André Balland et Jacques Lecat, 1965-1966. Quatre volumes de textes et quatre coffrets de documents. Tome III : Alcools. - Calligrammes. - Poésie. - Théâtre. - Critique.

    metallic_bullet Œuvres poétiques. Édition établie et annotée par Marcel Adéma et Michel Décaudin. Paris, Gallimard, «Bibliothèque de la Pléiade», 1967.


 

 

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Œuvres en prose de fiction

  1. En volumes séparés

    metallic_bulletL'Enchanteur pourrissant, Paris, Henry Kahnweiler, 1909.

    • Paris, Éditions de la Nouvelle Revue française, 1921.
    • Paris, Lettres modernes, «Paralogue», Minard, 1972.
    • L'Enchanteur pourrissant suivi de Les Mamelles de Tirésias et Couleur du temps, Paris, Gallimard, «Poésie», 1972.
     

    metallic_bullet L'Hérésiarque et Cie, Paris, P.-V. Stock, 1910. Plusieurs rééditions chez Stock.

     

    metallic_bullet Le Poète assassiné, Paris, L'Édition, Bilbiothèque des Curieux, 1916.

    • Paris, au Sans Pareil, 1926.
    • Paris, Gallimard, N.R.F., 1947

     

     

    metallic_bullet La Femme assise, Paris, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1920.

    • Paris, Gallimard, «L'Imaginaire», 1979.

     

    metallic_bulletL'Histoire romanesque

    • La Fin de Babylone, Paris, Bibliothèque des Curieux, 1914.
    • Les trois Don Juan, Paris, Biblothèque des Curieux, 1914 [en réalité 1915]
    • La Femme blanche des Hohenzollern [inachevé]

     

    metallic_bulletRoman-feuilleton

    • Apollinaire, Guillaume, Henry Desnar et Eugène Gaillet. Que faire?. Roman-feuilleton du Matin. Édition critique préparée par Mélodie Simard-Houde publiée sur Médias19, [en ligne] http://www.medias19.org/index.php?id=5089

     

    NB 1. Les éditions Fata Morgana à Montpellier ont publié plusieurs inédits d'Apollinaire.

    NB 2. On sait que La Rome des Borgia, paru sous la signature d'Apollinaire à Bibliothèque des Curieux (Paris, 1914), est dû à René Dalize. L'édition Slatkine a choisi d'attribuer le volume aux deux auteurs (Paris-Genève, Slatkine, «Fleuron», 1995).

     

  2. En œuvres complètes

    metallic_bulletŒuvres complètes. Édition établie sous la direction de Michel Décaudin, préface de Max-Pol Fouchet, introduction et notes de Michel Décaudin, iconographie établie par Marcel Adéma. Paris, André Balland et Jacques Lecat, 1965-1966. Quatre volumes de textes et quatre coffrets de documents. Tome I : L'Enchanteur pourrissantL'Hérésiarque et CieLa Femme assiseLe Poète assassinéContes retrouvés.

    metallic_bulletŒuvres en prose I. Textes établis, présentés et annotés par Michel Décaudin. Paris, Gallimard, «Bibliothèque de la Pléiade», 1977. Contes et récits: L'Enchanteur pourrissantL'Hérésiarque et CieLe Poète assassiné, contes écartés du Poète assassinéLa Femme assiseContes retrouvésL'Histoire romanesque; Théâtre: La TempératureLe Marchand d'anchoisJean-JacquesLa Colombelle, fragments divers; Cinéma: La BréhatineC'est un oiseau qui vient de France.


 

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Théâtre

metallic_bullet Les Mamelles de Tirésias [1917], Paris, Éditions SIC, 1918.

  • Paris, Éditions du Bélier, 1946.
  • L'Enchanteur pourrissant suivi de Les Mamelles de Tirésias et Couleur du temps, Paris, Gallimard, «Poésie», 1972.

 

metallic_bulletCouleur du temps [1918], Paris, Éditions du Bélier, 1949.

  • L'Enchanteur pourrissant suivi de Les Mamelles de Tirésias et Couleur du temps, Paris, Gallimard, «Poésie», 1972.

 

metallic_bulletCasanova. Comédie parodique, Gallimard, N.R.F., 1952.

metallic_bullet En collaboration avec André Salmon:

  • Jean-Jacques
  • La Température
  • Le Marchand d'anchois

 

metallic_bulletŒuvres en prose I. Textes établis, présentés et annotés par Michel Décaudin. Paris, Gallimard, «Bibliothèque de la Pléiade», 1977. Contes et récits: L'Enchanteur pourrissantL'Hérésiarque et CieLe Poète assassiné, contes écartés du Poète assassinéLa Femme assiseContes retrouvésL'Histoire romanesque; Théâtre: La TempératureLe Marchand d'anchoisJean-JacquesLa Colombelle, fragments divers; Cinéma: La BréhatineC'est un oiseau qui vient de France.


 

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Cinéma

metallic_bulletLa Bréhatine [1917], Archives des Lettres modernes, Guillaume Apollinaire n° 5, Minard, 1971.

metallic_bulletC'est un oiseau qui vient de France (inachevé)

 

metallic_bulletŒuvres en prose I. Textes établis, présentés et annotés par Michel Décaudin. Paris, Gallimard, «Bibliothèque de la Pléiade», 1977. Contes et récits: L'Enchanteur pourrissantL'Hérésiarque et CieLe Poète assassiné, contes écartés du Poète assassinéLa Femme assiseContes retrouvésL'Histoire romanesque; Théâtre: La TempératureLe Marchand d'anchoisJean-JacquesLa Colombelle, fragments divers; Cinéma: La BréhatineC'est un oiseau qui vient de France.


 

 

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Textes érotiques

 

metallic_bulletLes Onze mille verges, 1ère édition signée G. A., sans date ni mention d'éditeur [1906-1907].

  • Jean-Jacques Pauvert, 1973.
  • Paris, J'ai Lu, 1973.

 

metallic_bulletLes Exploits d'un jeune Don Juan, même origine que le précédent, avec la mention - sans doute fictive - 1911.

  • Jean-Jacques Pauvert, 1977.
  • Paris, J'ai Lu, 1977.

 

metallic_bulletPoésies libres, Jean-Jacques Pauvert, 1978.

 

metallic_bulletŒuvres en prose III. Textes établis, présentés et annotés par Pierre Caizergues et Michel Décaudin. Paris, Éditions Gallimard, «Bibliothèque de la Pléiade», 1993: Le Flâneur des deux rivesLa Vie anecdotiqueChroniques et échosLes Diables amoureuxEssai sur la littérature sotadique au XIXe siècleL'Arétin et son tempsLettre à Louis ChadourneLes Onze mille vergesLes Exploits d'un jeune Don Juan; Compléments, théâtre: Un Buveur d'asbsinthe qui a lu Victor HugoÀ la cloche de boisRevue de l'année: La Vérité sur la vie et le théâtre; contes: Un Vol à la cour de Prusse, Le Roi Lune, Héloïse ou Dieu même; Chroniques et échos.


 

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Ecrits sur les lettres et les arts

  1. Critique d'art

    metallic_bullet Méditations esthétiques. Les Peintres cubistes, Figuière, 1913.

    • Paris, Hermann, 1965.

    metallic_bullet Articles, chroniques, échos, préfaces de catalogue (1902-1918)

    • Paris, Gallimard, «Folio essais», 1993.

    metallic_bullet Petites flâneries d'art, Montpellier, Fata Morgana, 1980.

    metallic_bullet Œuvres complètes. Édition établie sous la direction de Michel Décaudin, préface de Max-Pol Fouchet, introduction et notes de Michel Décaudin, iconographie établie par Marcel Adéma. Paris, André Balland et Jacques Lecat, 1965-1966. Quatre volumes de textes et quatre coffrets de documents. Tome IV: Les Peintres cubistes.- Chroniques d'art. - Tendre comme le Souvenir. - Correspondance.

    metallic_bullet Œuvres en prose II. Textes établis, présentés et annotés par Pierre Caizergues et Michel Décaudin. Paris, Gallimard, «Bibliothèque de la Pléiade», 1991. Écrits sur l'art: Méditations esthétiquesLes Peintres cubistesFragonard et l'Amérique, Chroniques et paroles sur l'art; Critique littéraire: La Phalange nouvelleLes Poèmes de l'annéeLes Poètes d'aujourd'huiSur la Littérature féminineL'Antitradition futuriste, Chroniques et articles.

    metallic_bullet   Daniel Grojnowski, éditeur. Et moi aussi je suis peintre, Le Temps qu'il fait, 2006.

     

  2. Critique littéraire-Conférences, Manifeste

     

    • La Phalange nouvelle (25 avril 1908)
    • Les Poèmes de l'année (22 avril 1909)
    • Les Poètes d'aujourd'hui (6 novembre 1909)
    • L'Antitradition futuriste (1913)
    • L'Esprit nouveau et les poètes (26 novembre 1917)

    metallic_bullet Les Diables amoureux [introductions, préfaces 1909-1913], Paris, Gallimard, 1964.

    • Paris, Gallimard, «Idées», 1964.

    metallic_bullet Œuvres complètes. Édition établie sous la direction de Michel Décaudin, préface de Max-Pol Fouchet, introduction et notes de Michel Décaudin, iconographie établie par Marcel Adéma. Paris, André Balland et Jacques Lecat, 1965-1966. Quatre volumes de textes et quatre coffrets de documents. Tome II : Anecdotiques. - Le Flâneur des deux Rives. - Les Diables amoureux. - Chroniques. - Préfaces.

    metallic_bullet Œuvres en prose II. Textes établis, présentés et annotés par Pierre Caizergues et Michel Décaudin. Paris, Gallimard, «Bibliothèque de la Pléiade», 1991. Écrits sur l'art: Méditations esthétiquesLes Peintres cubistesFragonard et l'Amérique, Chroniques et paroles sur l'art; Critique littéraire: La Phalange nouvelleLes Poèmes de l'annéeLes Poètes d'aujourd'huiSur la Littérature féminineL'Antitradition futuriste, Chroniques et articles.


 

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Divers, Journalisme

 

metallic_bulletLe Flâneur des deux rives, Paris, La Sirène, «Tracts», 1919.

  • Le Flâneur des deux rives suivi de Contemporains pittoresques, Paris, Gallimard, «Idées», 1975.

 

metallic_bulletLa Vie anecdotique [chroniques du Mercure de France 1911-1918], Paris, Gallimard, 1955.

metallic_bulletJournal intime 1898 - 1918, Limoges, Éditions du Limon, 1991.

metallic_bulletDEBON, Claude et READ, Peter. Les Dessins de Guillaume Apollinaire. Buchet-Chastel, Les Cahiers dessinés, 2008.

metallic_bulletREAD, Peter. Apollinaire Lettres calligrammes manuscrits. Paris: BnF Éditions / Textuel, 2016. ISBN: 978-2-84597-562-0.

metallic_bullet Œuvres complètes. Édition établie sous la direction de Michel Décaudin, préface de Max-Pol Fouchet, introduction et notes de Michel Décaudin, iconographie établie par Marcel Adéma. Paris, André Balland et Jacques Lecat, 1965-1966. Quatre volumes de textes et quatre coffrets de documents. Tome II : Anecdotiques. - Le Flâneur des deux Rives. - Les Diables amoureux. - Chroniques. - Préfaces.

metallic_bulletŒuvres en prose III. Textes établis, présentés et annotés par Pierre Caizergues et Michel Décaudin. Paris, Éditions Gallimard, «Bibliothèque de la Pléiade», 1993: Le Flâneur des deux rivesLa Vie anecdotiqueChroniques et échosLes Diables amoureuxEssai sur la littérature sotadique au XIXe siècleL'Arétin et son tempsLettre à Louis ChadourneLes Onze mille vergesLes Exploits d'un jeune Don Juan; Compléments, théâtre: Un Buveur d'asbsinthe qui a lu Victor HugoÀ la cloche de boisRevue de l'année: La Vérité sur la vie et le théâtre; contes: Un Vol à la cour de Prusse, Le Roi Lune, Héloïse ou Dieu même; Chroniques et échos.


 

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Correspondance

metallic_bulletCorrespondance avec son frère et sa mère. Paris: José Corti, 1987.

metallic_bulletR. Canudo, Lettres à Guillaume Apollinaire. 1904- 1918, Klincksieck, «Bibliothèque contemporaine», 1999.

metallic_bulletCorrespondance Jules Romain/Guillaume Apollinaire. Paris: Jean-Michel Place, 1994.

metallic_bulletCorrespondance Jean Cocteau/Guilaume Apollinaire. Paris: Jean-Michel Place, 1991.

metallic_bulletCorrespondance Mireille Havet / Guillaume Apollinaire, Montpellier, Presses Universitaires, 2000.

 

metallic_bulletAvec Lou:

  • Paris, Gallimard, «Blanche», 1969.
  • Paris, Gallimard, «L'Imaginaire», 1990.
  • Je pense à toi mon Lou. Poèmes et lettres d'Apollinaire à Lou, Paris, Textuel, 2007.

 

metallic_bulletAvec Madeleine Pagès:

  • Tendre domme le souvenir, Paris, Gallimard, 1952.
  • Lettres à Madeleine. Tendre comme le souvenir, Paris, Gallimard, «Blanche», 2005; «Folio», 2006.

 

metallic_bulletGuillaume Apollinaire, 202 Boulevard Saint-Germain [correspondance avec les Italiens]. A cura di L. Bonato e F. Bruera. 2 vols. Roma: Bulzoni, Quaderni del Novecento francese 13 et 14, 1992-1993.

 


 

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Traductions:

Apollinaire Around the World

metallic_bulletIn English

    • Alcools: poems / by Guillaume Apollinaire. Translated by Donald Revell. Hanover: Wesleyan University Press, 1995.
    • Calligrammes. Translated by A. H. Greet, intro. by S. I. Lockerbie and comm. By A. H. Greet and S. I. Lockerbie. Berkeley, Los Angeles, London: University of California Press, 1980.
    • Apollinaire on art: essays and reviews, 1902-1918. Edited by Leroy C. Breunig. Translated by Susan Suleiman. New York: Viking Press, 1972.
    • Traduit par Peter Read. The Cubist Painters. Artists.Bookworks, 2002
    • Selected Writings of Guillaume Apollinaire. Translated, with a critical introduction, by Roger Shattuck. New York: New Directions Pub. Corp., 1971.
       

metallic_bulletAuf Deutsch

    • Alkohol, Gedichte (französisch-deutsch). Einführung G. Henniger, Übs. J. Hübner und L. Klünner. Darmstadt und Neuwied: Luchterhand Verlag, 1969 (Sammlung Luchterhand 192).
    • Der gemordete Dichter. übs. W. Widmer und P. Noack. Wiesbaden und München: Nachwort H. Melzer, Limes Verlag, 1985 (Neuausgabe der Auflagen von 1967 und 1980).
    • Erzketzer & Co. Übs. und Nachwort H. Thill. Heidelberg: Verlag das Wunderhorn, 1986.
    • Die Brüste des Tiresias. Übs. P. Loeffler. Basel: Birkhaüser Verlag, 1989.
    • Die kubistischen Maler, Ästhetische Meditationen. Übs. H. Melzer und S. Krause. Leipzig, 1990.
    • Bestiarum oder gefolge des Orpheus. Übs. K. Krolow. Frankfurt am Main und Leipzig: Insel Verlag, 1995 (Neuausgabe der Publikation des Suhrkamp-Verlags, Frankfurt am Main, 1978).

metallic_bulletIn Italiano

    • Le Bestiaire, ou, Cortège d'Orphée; Il bestiario, o, Al seguito di Orfeo / Guillaume Apollinaire. Translated by Maria Luisa Belleli. Roma: Bulzoni, 1983.
    • APOLLINAIRE, Guillaume. Casanova e altre opere per il teatro. Trad. Francesco Cornacchia. Préface de Catherine Moore. Bari: Edizioni B.A. Graphis, 2011. ISBN: 978-88-7581-146-4
    • Li Mammelle di Tiresia. Color del tempo. Introduzione e traduzione di Sergio Zoppi. Torino: Einaudi, 1980, coll. di teatro.
    • Il Poeta assassinato. Trad. di Nino Magrini. Milano: Orsa Maggiore, 1990.
    • Pittori cubisti. Meditazioni estetiche. Intro. e trad. di L. De Libero. Roma: ed. Del Secolo, 1947.
    • Poemi da "Alcools" e "Calligrammes". Trad. P. Sanfiore. Milano: ed. La Fiaccola, 1950.

metallic_bulletEn Español

    • Caligramas / Guillaume Apollinaire. Translated by J. Ignacio Velazquez. Madrid: Catedra, 1987.
    • Las once mil vergas, o, Los amores de un hospodar / Guillaume Apollinaire. Translated by Xavier Aleixandre. Barcelona: Laertes, 1985.

 

metallic_bulletEn Wallon

    • Alcols de Guiliôme Apolinère. Alcools traduit en wallon par André Galère. Association Internationale des Amis de Guillaume Apollinaire. 

 

 

ublication des livres:


 

Dictionnaire Apollinaire couverture

Metallic_bullet   C'est avec grand plaisir que nous annonçons la parution du Dictionnaire Apollinaire aux Éditions Honoré Champion.

« Hommes de l’avenir souvenez-vous de moi » : tel était le souhait ardent d’Apollinaire. La postérité l’a exaucé. On ne compte plus les livres, les articles, les thèses, les colloques mais aussi les représentations théâtrales, les expositions et les manifestations culturelles diverses qui lui ont été consacrés, en France comme à l’étranger, car sa notoriété s’est jouée des frontières. Tout à la fois élégiaque et provocateur, pudique et sensuel, héritier de siècles de poésie française et découvreur de domaines lyriques insoupçonnés, il est devenu par son oeuvre et par sa personnalité rayonnante, le Poète de référence du début du XXe siècle. Poète de la tradition et de la modernité, il le demeure dans ses nouvelles ou son théâtre. Sa correspondance avec les femmes aimées sont des chefs-d’oeuvre de la littérature épistolaire et il se révèle, dans ses écrits sur l’art, le plus perspicace des critiques.

 

C’est cet Apollinaire polygraphe, aux multiples visages, que ce Dictionnaire de plus de 430 entrées, réalisé par une équipe internationale de 50 chercheurs, permet de découvrir.

Professeur Émérite à l’Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Daniel Delbreil y a enseigné la littérature française du XXe siècle. Disciple de Michel Décaudin, familier du groupe de travail que ce dernier avait constitué, il a consacré de nombreux articles à l’oeuvre poétique et narrative d’Apollinaire. Il a publié l’ouvrage Apollinaire et ses récits (Schena-Didier Érudition) et, aux éditions Calliopées, les actes des différents colloques qu’il a organisés sur cet auteur. Il est membre de l’Équipe de recherche THALIM, Unité Mixte de Recherche CNRS-Sorbonne Nouvelle.

Dictionnaire Apollinaire
Sous la direction de Daniel Delbreil
Dictionnaires et Références N° 53
Éditions Honoré Champion
ISBN: 978-2-7453-5168-5

Prix de lancement: 120 € jusqu’au 31 août 2019. 150 € au-delà.
2 volumes brochés – 1 236 pages
50 chercheurs internationaux
Plus de 430 entrées

Pour en savoir plus: Annonce de la publication du Dictionnaire Apollinaire et Bulletin de Commande


 

Balandier Le Paris d Apollinaire couverture

Metallic_bullet   Balandier, Franck. Le Paris d'Apollinaire. Editions Alexandrines, collection Le Paris des écrivains, n° 20, 2019.

Sous le pont Mirabeau coule la Seine/ Et nos amours/ Faut-il qu’il m’en souvienne/ La joie venait toujours après la peine. Éternel vagabond, poète de l’errance, c’est à Paris que Guillaume Apollinaire se fixe et trouve son équilibre. « Flâneur des deux rives », il y installe sa bohème. Poète, mais aussi dramaturge, romancier, pornographe, journaliste, mystificateur, parfois même un peu voyou, il sait capter, mieux que personne, la modernité littéraire et artistique de la capitale. Il en est le passeur magnifique. Il y tisse un réseau d’amitiés solides (Picasso, « le meilleur ami », le douanier Rousseau, Max Jacob, Gide, Cendrars…), et entretient des amours tumultueuses et parfois douloureuses. Il est le meilleur découvreur du surréalisme dont il invente le nom et devient le chantre et le précurseur d’une formidable épopée littéraire et artistique. C’est à Paris qu’il vit, qu’il travaille et qu’il aime. Et c’est à Paris qu’il meurt, le 9 novembre 1918, deux jours avant l’armistice, il y a tout juste un siècle.

Franck Balandier, après des études littéraires, devient éducateur de prison puis directeur pénitentiaire d’insertion et de probation. Auteur de nombreux romans (éditions Fayard, Le Serpent à plumes, Flammarion), il publie des essais et de la poésie. Il est l’auteur des Prisons d’Apollinaire, (L’Harmattan, 2001), et de Apo (Le Castor Astral 2018).


 

Balandier APO couverture

Metallic_bullet   Balandier, Franck. Apo. Le Castor Astral éditeur, 2018. ISBN : 9791027805389

Tout Paris est en émoi : la Joconde a été volée ! Très vite, les soupçons se tournent vers un improbable trio : Picasso, un mystérieux Géry et Apollinaire. Tandis que les deux premiers ont pris la fuite, le poète est incarcéré à la Santé. Dans le temps suspendu de la cellule, le romancier présente non plus un poète en vogue, avant-gardiste, mais un homme emmuré dans son corps et dans ses doutes. Une première épreuve, avant celle du front, et le retour à Paris du soldat rescapé. Le décor parisien, du café de Flore à la maison close en passant par les Abbesses et la place de l'Étoile, offre des jeux de piste dans une capitale fantasmée. L'auteur s'attaque à l'image d'Épinal d'Apollinaire : loin du rapport institutionnalisé, il force le retour à une expérience authentiquement humaine avec une fiction sensuelle. Franck Balandier est né en 1952 à Suresnes, il a travaillé 40 ans dans l'administration pénitentiaire... Apo est son deuxième roman au Castor Astral après le remarqué Gazoline Tango (2017).


 

Guillaume Apollinaire Poemes en Guerre couverture

Metallic_bullet   Apollinaire, Guillaume. Poèmes en Guerre. Édition établie par Claude Debon. Les presses du réel, 2018. ISBN: 978-2-37896-021-6

Des quelque trois cents poèmes écrits par Apollinaire entre la déclaration de guerre le 31 Juillet 1914 et sa propre mort le 9 novembre 1918, seul environ un tiers fut publié de son vivant. Le reste n'a été révélé que tardivement, comme les Poèmes à Lou, ou a été dispersé dans des publications posthumes. Il manquait un ouvrage permettant d'appréhender l'ensemble de cette création.

En substituant aux rassemblements plus ou moins arbitraires une simple juxtaposition au jour le jour, les Poèmes en guerre déroulent une histoire quotidienne où chaque destinataire reprend sa place et son rôle dans le drame vécu par le poète. Ainsi apparaissent plus clairement, mais souvent entre les lignes et dans le non-dit, la détresse, l'angoisse de mort et les recours sans lesquels le sodat ne pourrait «tenir»: l'amour, les amitiés, la capacité de résilience grâce à l'écriture poétique, toujours prête à cueillir «le mystère en fleurs». Celui qu'on a trop souvent dépeint comme un va-t-en guerre ne manque rien de la terrible réalité. Pontife et araignée, il tisse les liens qui le retiennent en haut et en bas, impuissants cependant à le détourner de son destin tragique.

Claude Debon


 

Apollinaire et compagnie couverture

Metallic_bullet   Caizergues, Pierre. Apollinaire & Cie Anthologie critique. Presses universitaires de la Méditerranée, « Collection des Littératures », 2018, 504 pp. ISBN: 978-2-36781-276-2

Professeur de littérature française du XXe siècle à l’université Paul-Valéry Montpellier durant trois décennies, Pierre Caizergues a consacré sa vie de chercheur à trois poètes importants de la première moitié du XXe siècle, Apollinaire, Cendrars et Cocteau. L’ouvrage présenté ci-joint réunit une large sélection des articles qu’il leur consacrés, ainsi qu’à son ami le poète Jean-Claude Renard. Tous ceux qui connaissent ou ont connu Pierre Caizergues y retrouveront des articles qui ont compté dans le champ des études sur ces poètes, les uns fondateurs, les autres importants ou utiles. Ils y retrouveront partout l’homme de la trouvaille qu’il est par excellence, toujours soucieux d’ouvrir par ses enquêtes et découvertes des voies bousculant ou déplaçant nos constructions critiques, sans jamais perdre de vue les enjeux de la création.

Dans la section qui ouvre le volume, la moitié des articles repris - sur les rôles endossés par le poète dans la presse entre 1901 et 1918, sur ses pseudonymes de presse, sur ses opinions politiques pendant la Grande Guerre, sur sa conception des rapports homme-femme, sur sa correspondance sentimentale… - prolongent ou complètent d’une manière ou d’une autre sa thèse pionnière sur Apollinaire journaliste. On trouvera aussi, à côté de plusieurs autres, les deux articles là aussi pionniers Pierre Caizergues sur Les Mamelles de Tirésias.

Les contributions sur Cendrars sont moins nombreuses : bientôt happé par l’œuvre de Cocteau (qui lui doit l’inventaire de ses archives à Milly-la Forêt, leur dépôt à la BHVP et la création à Montpellier puis la direction scientifique d’un fonds d’archives et d’étude aujourd’hui considérable), notre collègue n’a pas eu le loisir de beaucoup écrire sur lui. Mais ses deux articles sur les relations de Cendrars avec Apollinaire d’un côté, avec Cocteau de l’autre et ses magistrales études sur trois des grands poèmes des années 1910, restent des références et ne pouvaient être absents de cette anthologie.

Dans la section consacrée à Cocteau, on a choisi de réunir d’abord des articles éclairant sous différents angles le rapport assez complexe à l’actualité d’un poète qui faisait profession d’inactualité. On a repris ensuite ceux qui ont fait le point, chacun pour la première fois, sur quelques-unes de ses nombreuses amitiés artistiques ou littéraires. Un troisième ensemble illustre l’intérêt de notre collègue pour les sentiers non balisés de la critique, qui coïncident dans bien des cas avec les marges de l’œuvre littéraire et de ses grands genres (poésie, roman, théâtre).

Toutes ces recherches ont su nous apporter du neuf, comme aussi les notes sur Jean-Claude Renard qui ferment le volume, et méritaient d’être remises en circulation. Nous espérons que vous aurez plaisir à les retrouver ou les découvrir dans cet ouvrage.

Pierre-Marie Héron
Université Paul-Valéry Montpellier
Institut universitaire de France

Pour en savoir plus et commander: Affiche


 

Le Sujet poetique chez Apollinaire et Huidobro couverture

Metallic_bullet   Jaime Baron, Le Sujet poétique chez Apollinaire et Huidobro couverture, Bruxelles / Editions Peter Lang, 2015. 336 pp. ISBN : 978-2-87574-236-0.

Nouvelle Poétique Comparatiste, numéro 33

Le sujet poétique est une notion paradoxale qui nous renseigne de façon paradigmatique sur le devenir de la poésie moderne. Ses éclatements et ses scissions à la fin du Symbolisme définissent un champ sémiotique que les avant-gardes historiques ont adapté ou transformé.

L’étude de l’œuvre d’Apollinaire et de celle de Huidobro montre à quel point une description stable du sujet est pertinente pour comprendre les raisons profondes de la poésie, de la crise à la célébration lyrique et jusqu’à la pure spatialisation.

Cet ouvrage cherche à cerner la dynamique de deux définitions majeures du « sujet » et à éclaircir ses espaces d’allocution et de représentation culturelle. D’Alcools à Altazor, le sujet et son corollaire intermittent, le mythe du Je-Poète, présentent des formes bien visibles dans le contexte des avant-gardes. Croix, avion, moulin, soldat : à la construction intertextuelle des figures identitaires se superpose leur récit auctorial. Se pose, alors, une question plus vaste : comment le Moi fait-il événement ?

Jaime Baron.


 

Les secrets de Guillaume Apollinaire couverture

Metallic_bullet   Elena Fernández-Miranda, Les Secrets de Guillaume Apollinaire, Aix-en-Provence / Editions Persée, 2015. 448 pp. 24 Euros. ISBN : 978-2-8231-1249-8.

Le livre d’Elena Fernández-Miranda, Les Secrets de Guillaume Apollinaire, offre au lecteur une étude très freudienne de l’œuvre du poète. L’auteur analyse l’influence de la mère d’Apollinaire – la redoutable Angélique - et de son éducation « au fouet » sur la personnalité du poète et ses répercussions sur sa vie sentimentale et littéraire. L’ombre néfaste de cette mère, personnage réel mais aussi fantasmé, plane sur l’ensemble de l’œuvre ; dès l’entrée en matière, Elena Fernández-Miranda énonce clairement sa thèse : « Apollinaire désirait plus que tout l’amour de sa mère, mais en même temps il avait peur d’être détruit par elle, sentiments qui conditionnèrent sa vie et son œuvre » (p.11). La première femme de la vie du poète fut celle qui le domina psychologiquement jusqu’à sa mort.

Le livre est divisé en quatre parties ; la première qui se fonde principalement sur les écrits érotiques semble la moins convaincante. En effet, Les Exploits d’un jeune Don Juan, est la traduction d’un texte allemand, et Les Onze Mille Verges est un ouvrage souvent outrancier où Apollinaire s’amuse à parodier Sade. Mme Fernández-Miranda se laisse emporter par son enthousiasme et il est parfois difficile d’accepter le parallèle entre les horreurs décrites dans Les Onze Mille Verges et les expériences réellement vécues par le poète. Cette partie aurait sans doute bénéficié de coupures ; comme l’ensemble du livre, les citations ont tendance à être parfois un peu trop longues.

Les trois autres chapitres sont beaucoup plus intéressants. Ils traitent de la relation d’Apollinaire avec les deux femmes de la guerre : la volcanique Lou et l’innocente Madeleine, basés sur les lettres et les poèmes qu’il leur adressa. Ils éclairent d’une perspective nouvelle l’évolution et l’échec de ces deux histoires sentimentales avec des femmes qui lui inspirèrent certains de ses plus beaux textes. Elena Fernández-Miranda suit méticuleusement les étapes de ces relations intrinsèquement liées à la guerre, et analyse la psychologie d’un homme qui, dans les tranchées, revit tous ses fantasmes érotiques, portés au paroxysme par le spectre de la mort. Les titres de ces chapitres sont éloquents : « le sadisme : les fantasmes des Onze Mille Verges dans les lettres à Lou », « le masochisme d’Apollinaire : Causes et fantasmes : la soumission à Lou et à son amant », «la domination et la violence dans les lettres à Madeleine ». Si certaines thèses peuvent choquer ou être rejetées, aucune ne laisse indifférent, et toutes ouvrent de nombreux sujets de discussion. Les critiques de cette étude sont d’ailleurs fortement divisés.

Au final, on ne peut qu’être d’accord avec Elena Fernández-Miranda quand elle écrit : «Apollinaire vit toutes les manifestations de son existence dans l’excès, vers le haut ou vers le bas, qui peut le conduire à la dépression, à la chute… et avec la même intensité au désir sexuel effréné et à l’euphorie. L’excès est le moteur de sa vie […] » (p. 423). Sa personnalité fut, sans aucun doute, en grande partie façonnée par une enfance sur laquelle régnait une mère fantasque et autoritaire.


 

Catalogue Exposition Apollinaire

Metallic_bullet   Laurence des Cars et al., Apollinaire Le regard du poète, Paris, Musées d’Orsay et de l’Orangerie / Gallimard, 2016. 320 pp. 45 Euros. ISBN : 978-2-07017-915-2.
The catalogue of Apollinaire Le regard du poète, an exhibition at the musée de l’Orangerie (6 April-18 July 2016), has been awarded the 2016 Prix CatalPa. This annual prize is awarded to the best Paris exhibition catalogue, chosen this year from a field of sixty publications. The President of the jury was Dany Laferrière. The runners-up were the catalogues for Icônes de l’art moderne La collection Chtchoukine (Fondation Vuitton) and Beat Generation (Centre Pompidou).


 

READ Apollinaire couverture

Metallic_bullet   Peter Read, Apollinaire Lettres calligrammes manuscrits, Paris, BnF Éditions / Textuel, 2016. 264 pp. 55 Euros. ISBN: 978-2-84597-562-0.
This illustrated, hard-back book features colour facsimiles of over 100 manuscript pages, covering the whole of Apollinaire’s trajectory, from a poem written at the age of 14 through to his final works in 1918. Focussing on poetry, but also including fiction, art criticism, notebooks and correspondence, the book provides detailed insights into the genealogy of key modernist masterpieces, while also revealing the complete curve of Apollinaire’s stylistic development. Most of the manuscripts here have never been reproduced and the book also includes important, previously unpublished poems and other writings. The extensive section devoted to Apollinaire’s wartime output includes multi-layered collages, stencilled lettering, hand-painted poems and historically significant texts written while under fire in artillery positions and front-line trenches. Publication has been supported by the Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale. The manuscripts, held at the Bibliothèque nationale de France, the Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, the Bibliothèque historique de la Ville de Paris and in private collections and archives, have been selected, transcribed and presented, with introductions and commentaries, by Peter Read.


 

La Place d Apollinaire couverture

Metallic_bullet   La Place d’Apollinaire, sous la direction d’Anja Ernst et Paul Geyer, Paris, Classiques Garnier, 2014. Broché, ISBN 978-2-8124-2565-3, 39 €; Relié, ISBN 978-2-8124-2566-0, 69 €.
Ce volume nous fait découvrir un Apollinaire européen, qui distille toute la culture occidentale, l’ironise et la dépasse. Son œuvre se situe à la fois au-dedans et en-dehors de la tradition culturelle et devient de cette façon le symbole de l’unicité de l’identité européenne actuelle et future.
Anja Ernst et Paul Geyer, « Préface »
Anja Ernst, « Introduction. La place d’Apollinaire »
Michel Murat, « La place d’Apollinaire »
Paul Geyer, « Apollinaire – Mythe fondateur de lui-même »
Winfried Wehle, « Les Fenêtres. Manifeste d’une esthétique toute neuve »
Michel Delon, « Apollinaire. Sade »
Zbigniew Naliwajek, « Guillaume Apollinaire, Gérard de Nerval, Edgar Quinet. Sur l’imagination et l’érudition, le mystère et l’obscurité dans la poésie »
Jacqueline Gojard, « André Salmon et Guillaume Apollinaire. Un lyrisme de contrebande ? »
Patricia Oster-Stierle, « Apollinaire précurseur des cubistes ? »
Anna Boschetti, « Apollinaire passeur et défenseur de frontières »
Didier Alexandre, « Apollinaire en legs »
Henryk Chudak, « Aux confins de l’Eurpoe artistique. Apollinaire et l’avant-garde russe »
Laurence Campa et Peter Read, « L’attrait du nord. Apollinaire & les artistes scandinaves »
Helmut Meter, « Fiction poétique et question existentielle. Apollinaire face à Ungaretti et Montale »
Mechthild Albert, « Apollinaire et les avant-gardes espagnoles »
Jean-Yves Debreuille, « Par-delà le surréalisme. René Guy Cadou lecteur d’Apollinaire »
Willi Jung, « Paul Celan, traducteur d’Apollinaire »
Monika Schmitz-Emans, « Apollinaire et Federman. Thèses comparées sur la poétique de la conception visuelle du texte »
Commandez en ligne : www.classiques-garnier.com

 


 

Apollinaire in the Great War David Hunter

Metallic_bullet   Hunter, David. Apollinaire in the Great War 1914–18. Peter Owen Publishers, 2015. ISBN 978-0-7206-1601-9
Résumé:
Apollinaire in the Great War 1914–18 by David Hunter tells the story of the poet’s war years, setting his poetry and prose in the context of his turbulent personal life and the wider French experience of the Great War. Mixing intimate biography, military and social history and literary analysis, the book offers a portrait, written in English, of the artist in love, in war and at the centre of the Parisian avant-garde.
List price £14.99. For more information, see http://tinyurl.com/qgmgnuh or contact Nick Kent at info@peterowen.com


 

Une muse d Apollinaire a Stavelot couverture

Metallic_bullet  Daemers, Fanchon. Une muse d'Apollinaire à Stavelot Maria Dubois et ses sœurs en cartes postales. Association Internationale des Amis de Guillaume Apollinaire, 

Grâce à l’enquête exemplaire de Fanchon Daemers, il est enfin possible d’identifier à coup sûr le beau visage de Mareye Dubois, la première des femmes aimées par Apollinaire qui ait marqué son œuvre.
Durant l’été 1902, trois ans après le séjour du poète à Stavelot, Mareye (Maria) et ses sœurs Irma et Jeanne ont posé pour des cartes postales représentant des paysannes ardennaises. Le minutieux travail de recherche de Fanchon Daemers a permis de rassembler les dix-sept cartes qui les représentent, de les dater et d’en décrire les variantes, d’identifier et de documenter les éditeurs. L’ouvrage, richement illustré, se complète par des informations relatives à la destinée de la famille Dubois au 20e siècle, aux éditeurs locaux et aux lieux représentés sur les photographies.
Les cartes postales représentant les sœurs Dubois ont fait l’objet d’une exposition au Musée Guillaume Apollinaire (Abbaye de Stavelot) de juillet 2013 à janvier 2014. Le présent ouvrage, publié par l’Association Internationale des Amis de Guillaume Apollinaire, en constitue le catalogue.

Fanchon DAEMERS est chanteuse, auteur et musicienne. Son disque Chant des Abîmes, enregistré dans les grottes de Comblain-au-Pont, fut préfacé par Roland Topor (1997). Elle est aussi actrice et s’est formée au Centre de Travail J. Grotowski, à Pontedera, de 1987 à 1989. Fanchon a créé plusieurs spectacles et récitals autour d’Apollinaire, dont La Chanson du Mal-Aimé (2009) et Apollinaire Marcheur (2011). C’est dans le cadre de ce dernier spectacle, donné dans les bois de Stavelot, que cette chercheuse passionnée a commencé à rassembler les documents et témoignages précieux qui font aujourd’hui l’objet de cette publication.

Pour commander l'ouvrage, s'adresser auprès de :
aiaga.secretariat@gmail.com

Prix 12 €

Cette publication a reçu le soutien du Service-Culture de la Province de Liège.

 

Purnelle Alcools couverture

Metallic_bullet  Apollinaire, Guillaume. Alcools. collection Garnier-Flammarion, édition, présentation et dossier par Gérald Purnelle, président de l'Association Internationale des Amis de Guillaume Apollinaire, 2013. ISBN-10: 2081282615 ISBN-13: 978-2081282612.

En 1913, Apollinaire publie Alcools, son premier recueil, qui rassemble quinze ans de poésie. S'il est alors influencé par un symbolisme sur le déclin, il s'en démarque par d'audacieuses innovations : la ponctuation disparaît et des inventions récentes, comme l'avion ou l'automobile, font leur entrée en poésie. Mais Alcools est aussi une oeuvre contrastée, où la tour Eiffel et le pont Mirabeau côtoient des champs de colchiques et des forêts légendaires, où l'agitation du progrès se mêle aux motifs consacrés de l'amour perdu et du temps qui passe. Tantôt clairs comme le son des cloches rhénanes, tantôt sombres comme les geôles de la prison de la Santé, ces poèmes ouvrent la voie à un nouveau lyrisme. Partagés entre tradition et modernité, ils reflètent la créativité bouillonnante d'une époque sur le point de basculer dans le chaos de la Grande Guerre.


 

Purnelle Calligrammes courverture

Metallic_bullet  Apollinaire, Guillaume. Calligrammes. collection Garnier-Flammarion, édition, présentation et dossier par Gérald Purnelle, président de l'Association Internationale des Amis de Guillaume Apollinaire, 2013. ISBN-10: 2081282623 ISBN-13: 978-2081282629.

Sept mois avant sa mort, Apollinaire publie des poèmes "de la paix et de la guerre" écrits de 1913 à 1916, sous le titre Calligrammes. Ce néologisme, qu'il forge à partir des mots "calligraphie" et "idéogramme", annonce un mode d'expression original : le poème-dessin, qui allie jeu du langage et jeu des formes. Les mots dessinent çà et là un cigare, une montre, une colombe, et traversent la page sous forme de gouttes de pluie ou de trains partant pour les champs de bataille de la Première Guerre mondiale... Car Apollinaire a en partie composé ses Calligrammes au front, pour ses correspondantes aimées, Lou et Madeleine. S'il a pu se nourrir du spectacle de la guerre, c'était pour mieux la transfigurer. Et c'est aussi pour continuer de croire en l'avenir qu'il a osé, sous le fracas des bombes, cette étonnante synthèse de plusieurs arts.


 

 

Metallic_bullet  WOLKOWSKI, Z.W. Guillaume Apollinaire The spirit and the letter: A chirographic and semiotic study. CreateSpace Independent Publishing Platform, July 29, 2013. ISBN-13: 978-1491231210

The Calligrammes Colloquium held at the University of Nice, France in October 2012 was the motivation of this graphic study, which celebrates the centennial of the publication of Apollinaire's Alcools. In preparation is a graphic opus of one quote in all twenty-four official languages of the European Union


 

CAMPA Apollinaire couverture

Metallic_bullet  CAMPA, Laurence. Guillaume Apollinaire. Gallimard, 2013.

Pour en savoir plus: Résumé


 

Apollinaire illustre Madeleine Ravary couverture

Metallic_bullet  RAVARY, Madeleine. Apollinaire illustré. Editions Calliopées, 2012. 

Pour commander:
Editions Calliopées
editions@calliopees.fr

Pour en savoir plus: Apollinaire illustré

 

 

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