Aujourd'hui 13 Mai
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Le Cid de Pierre Corneille.
Le Cid est une pièce de théâtre tragi-comique1 en vers (alexandrins essentiellement) de Pierre Corneille dont la première représentation eut lieu le 7 janvier 1637 au théâtre du Marais2.
Selon une tradition peu convaincante3 rapportée par l'historien du théâtre Pierre-François Godard de Beauchamps, un conseiller à la cour des comptes de Rouen, Rodrigue de Chalon, issu d'une famille espagnole, aurait initié Corneille à la langue et la littérature espagnoles et lui aurait suggéré la lecture d'une pièce de théâtre de Guillén de Castro Las Mocedades del Cid (Les Enfances du Cid) parue en 1631 et qui aurait inspiré le dramaturge français.
L'influence de Rodrigue de Chalon est incertaine, mais il est attesté que Le Cid s'inspire fortement de la pièce de Guillén de Castro, au point que Jean Mairet, dans une épître en vers anonyme, l’« Auteur du vrai Cid espagnol », écrite au traducteur français de Guillén de Castro, accuse Corneille de plagiat en mars 163
Rodrigue doit venger son père dans un duel avec le père de celle qu'il aime, Chimène. Il le tue ! Poursuivi par la justice du roi et la vengeance de sa bien-aimée, il engage le plus flamboyant des combats contre les ennemis du royaume afin de reconquérir son rang et son amour. Devenu le Cid, " le Seigneur ", Rodrigue est le type même du héros droit et victorieux. Ainsi, dans la tension de la langue de Corneille, se noue le dilemme entre tragédie et tragi-comédie, mais surtout... entre honneur et amour.
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ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers.Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ? Mon bras qu'avec respect toute l'Espagne admire, Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire, Tant de fois affermi le trône de son roi,Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ? ô cruel souvenir de ma gloire passée ! Oeuvre de tant de jours en un jour effacée ! Nouvelle dignité fatale à mon bonheur ! Précipice élevé d'où tombe mon honneur ! Faut-il de votre éclat voir triompher le comte, Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?Comte, sois de mon prince à présent gouverneur ;Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur ;Et ton jaloux orgueil par cet affront insigne Malgré le choix du roi, m'en a su rendre indigne. Et toi, de mes exploits glorieux instrument, Mais d'un corps tout de glace inutile ornement, Fer jadis tant à craindre, et qui, dans cette offense, M'as servi de parade, et non pas de défense, Va, quitte désormais le dernier des humains,Passe, pour me venger en de meilleures mains. |
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Pierre Corneille
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| Corneille modifiera sa pièce, notamment l'acte 1, en 1648 : il réduit l'humour et se concentre sur l'intrigue principale et sur le côté tragique. C'est en 1661 que la version définitive est imprimée. Analyse |
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