Comme chaque lundi, à l'occasion d'une interview, je vous propose de découvrir un peu de la vie personnelle d'un auteur.
Cette semaine, c'est au tour de Jean-Claude Gabriel Robert de se retrouver sous les feux de la rampe.
Jean-Claude Gabriel Robert
Interview par Nadine Doyelle.
Auteur du livre :
La face cachée de Jeanne – Une drôle de rencontre.
Nadine Doyelle : Jean-Claude Gabriel Robert, aujourd’hui, te voilà sous les feux des projecteurs. Es-tu prêt à satisfaire la légitime curiosité de tes lectrices et lecteurs ?
Jean-Claude Gabriel Robert : Merci pour cette formidable opportunité de faire connaître mon livre. J’espère que les lectrices et les lecteurs seront assez curieux pour avoir l’envie de mieux me connaître.
Nadine : Tout d’abord, à toi de te présenter d’une façon originale. Âge, passions, rêves, etc…
Jean-Claude : Pour me présenter, le plus simple est de reprendre ma présentation sur le site de mon éditeur : leseditionsdelofficine.com
- Qui êtes-vous Jean-Claude Gabriel ROBERT ?
Tout d’abord dans la vie courante, on m’appelle Jean-Claude ROBERT, Jean-Claude Gabriel ROBERT étant plutôt mon pseudonyme constitué par mon identité complète, celle inscrite sur ma carte d’identité, cela pour me démarquer de mes homonymes qui sont pléthore en France. Après des études de droit à Toulon et Nice, j’ai commencé ma vie professionnelle en qualité de clerc d’huissier à Hyères. À la suite de ma venue sur Lyon, j’ai occupé un poste de conseiller juridique pendant quelques années avant de terminer ma carrière professionnelle à l’INSEE (Institut National des Statistiques et des Etudes Economiques).
- Qu’est-ce qui vous a conduit sur le chemin de l’écriture ?
Je suis un auteur covidien, passionné par l’Histoire et plus particulièrement par le mystère de Jeanne d’Arc. J’ai utilisé le temps de l’enfermement pour écrire mon premier roman sur cette dernière. Pour cela, j’ai imaginé une rencontre avec un érudit qui me raconte l’histoire de la Pucelle à sa manière. Mon ouvrage se présente sous la forme d’un roman pour rendre le récit historique un peu plus digeste. Mais tout est vrai.
Nadine : Quelle est la raison pour laquelle tu t’es lancé dans l’écriture ?... Attention, pas de clichés.
Jean-Claude : Comme je le précise sur le site de mon éditeur, je suis un auteur covidien. Lors de l’enfermement forcé, j’ai commencé à griffonner. Puis, j’ai lu, puis j’ai gribouillé. Finalement la somme de mes notes m’a incité à mettre tout ça noire sur blanc. En réalité, le déclic réel remonte à ma rencontre avec un original dans une bibliothèque situé à côté de mon bureau, durant ma vie active. J’avais laissé dans un coin de ma tête les allégations de ce brave homme, que j’ai repris dans mon bouquin. En réalité, c’est un roman mais tout est vrai.
Nadine : Si tu n‘avais pas écrit, qu’aurais-tu aimé faire ?
Jean-Claude : A vrai dire, j’étais presque à la retraite lors de l’écriture de ce bouquin, donc on ne peut pas dire que j’aurai aimé faire autre chose puisqu’au moment où je me suis mis à écrire, personne ne pouvait plus rien faire. Ecrivain n’est pas mon métier, mais j’ai attrapé le virus. Actuellement, j’écris la version romanesque de mon livre, et je participe à quelques concours de nouvelles. Dans une autre vie, j’étais statisticien, pas folichon mais pas désagréable. Si j’avais eu le choix dans ma vie, historien ou architecte ne m’aurait pas déplu.
Nadine : Quel est le livre que tu aurais plus que tout aimé écrire toi-même ?
Jean-Claude : Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. C’est un livre que j’ai découvert à l’adolescence, c’est aussi un livre que j’ai également offert à ma femme lorsque je l’ai rencontré. Je le relis de temps en temps. A chaque fois j’y trouve quelque chose de nouveau.
Nadine : Quel est le film qui t’a marqué à vie ?
Jean-Claude : Aucun film n’a marqué ma vie. Néanmoins, je dois reconnaître que le film de Steven Spielberg « Il faut sauver le soldat Ryan » m’a fortement impressionné par le réalisme des scènes. Dans ce film, on ne regarde pas le débarquement des soldats sur la plage : on le vit.
Nadine : As-tu déjà eu envie d’arrêter d’écrire ? Et si oui, pour quelle raison ?
Jean-Claude : Jamais de la vie, j’ai attrapé le virus. Ecrire est devenu un besoin pour moi maintenant.
Nadine : Quand sais-tu que tu peux écrire le mot FIN ?
Jean-Claude : Pour ce qui est de mon premier bouquin, je ne me suis pas posé la question, c’était une évidence, le livre était terminé. Pour le prochain, je connais déjà la fin, quasiment écrite avant de le commencer.
Nadine : Dans ton dernier livre, quel personnage pourrait se plaindre de la vie que tu lui as inventée ? Et à l’inverse, lequel pourrait te remercier ?
Jean-Claude : Dans mon dernier livre, ma femme qui d’ailleurs apparait dans le livre, se plain de la vie que je ne lui ai pas inventée, puisqu’elle l’a réellement vécue. A l’inverse, ma professeure de piano m’a réellement remercié pour la façon dont je l’ai décrite dans le livre. D’autant plus qu’elle apparait sous son vrai nom, après m’en avoir donné l’autorisation.
Nadine : Comment choisis-tu le lieu où se déroule l’histoire de ton roman ?
Jean-Claude : Je n’ai pas eu à choisir, car tout est réel : la bibliothèque, le domicile de mon personnage principal, mon lieu de travail, etc. Pour mon second livre, il suffit de reprendre les lieux historiques puisqu’il s’agit de l’histoire de Jeanne d’Arc.
Nadine : Dans tes romans, est-ce que tu penses que les dialogues sont indispensables ? Et si non, peux-tu développer ?
Jean-Claude : Dans mon premier livre, ils sont absolument nécessaires puisque la personne que je rencontre veut me persuader du bien-pensant de sa théorie. Dans, le second les dialogues sont moins importants puisque c’est du narratif. Ils ne servent qu’à rendre plus vivant le déroulement des événements.
Nadine : Es-tu satisfait et serein lorsque tu poses le mot FIN ? Ou bien est-ce que tu as de peur ?
Jean-Claude : Je dirais les deux. Lorsque j’ai eu terminé « La face cachée de Jeanne » j’étais satisfait de l’avoir fait. Je m’étais prouvé à moi-même que j’étais capable de le faire. Mais j’avais aussi peur que l’on se moque de moi lorsque je le proposerai aux éditeurs. Finalement, j’ai trouvé un éditeur assez facilement et plutôt rapidement. C’est très valorisant, surtout lorsque ce même éditeur vous demande de réécrire quelque chose et clame dans les salons qu’il y aura une suite au livre présenté.
Nadine : Comment écris-tu une dédicace ? Toujours personnelle ou bien basique ? Ou avec un petit dessin ?...
Jean-Claude : Toujours personnelle, car si le lecteur se déplace dans les salons, c’est pour rencontrer l’auteur, parler avec lui, savoir pourquoi il a écrit ce livre, parfois pour dire sa propre envie d’écrire. La moindre des choses est de personnaliser le petit mot que l’on signe. J’utilise également un tampon encreur personnalisé.
Nadine : Jean-Claude Gabriel Robert, merci pour tes réponses pleines de sincérité. Je te souhaite un très beau succès pour ton prochain roman.
Jean-Claude : C’est plutôt à moi de dire merci de m’avoir accordé cet interview. Et si mes réponses ont éveillé un peu de curiosité, voici le lien de mon film promotionnel :
https://youtu.be/URCYVk8wPI8?si=gXl7rYc0eRg5rZYB
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